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Vignettes rue Laurier: Marianne Giguère écrit à ses électeurs

Transport
Marianne Giguère
Marianne Giguère a écrit une longue lettre à ses électeurs du secteur 151. (Photo: page Facebook de Mme Giguère)

« Si nous avons […] choisi d’implanter des zones de vignettes dans le secteur 151, c’est parce que nous croyons qu’il était devenu nécessaire de protéger le stationnement des résidents face aux pressions toujours grandissantes qui sont exercées sur l’espace public par un parc automobile sans cesse grandissant. »

Voilà un des arguments principaux des élus dans le dossier de l’implantation de ces vignettes, argument défendu par l’élue du secteur, Marianne Giguère. Cette dernière a écrit une longue lettre à tous les résidents concernés, qu’elle a affichée sur sa page Facebook, le 29 mai dernier, soit la veille de la « Grève Solidaire » organisée par des résidents et commerçants aujourd’hui (samedi 30 mai), de 13 h à 14 h dans le secteur du Petit Laurier.

Mme Giguère, rencontrée la veille pendant le Pavé Poésie au kiosque de ce journal, nous a exprimé qu’elle prenait au sérieux les doléances des résidents et des commerçants dans ce dossier. Mais que la place de l’automobile à Montréal, pas juste dans le Plateau, avait changé. Le parc automobile a explosé au Québec, à Montréal et dans le Plateau, pas la population. Les gens, y compris les commerçants, doivent être sensibles à cette nouvelle réalité. « Nous sommes pleinement conscients que le métier de commerçant est difficile, extrêmement demandant, et qu’un commerce demeure vulnérable à une foule d’aléas. Comme administrateurs d’un territoire, nous sommes par contre obligés de prendre en compte de nombreux autres aspects présents et futurs lorsque vient le moment d’implanter de nouvelles mesures. […] Je le rappelle, notre intention n’est absolument pas de nuire aux commerces ou aux professionnels du secteur. En s’assoyant ensemble dans un esprit constructif, nous pensons qu’il est possible de concilier les objectifs de chacun et c’est ce que nous souhaitons faire », écrit-elle dans sa lettre.

Pas la catastrophe

Contrairement à ce qu’affirment de nombreux commerçants et résidents, l’élue réplique que la situation n’est pas catastrophique dans le Petit Laurier. « L’achalandage sur la rue Laurier est exceptionnel, le taux de vacance des locaux y est parmi les plus bas de la ville, la qualité de ses boutiques et restaurants n’est plus un secret si bien gardé et les foules qui fréquentent le parc Laurier sont autant de clients enthousiastes. Cette affirmation n’est pas une perception : c’est un fait avéré par une étude que le commissaire au développement économique de l’arrondissement a réalisée en 2014. Cette situation fait pourtant suite aux cinq dernières années durant lesquelles d’importantes mesures d’apaisement de la circulation ont été implantées », écrit-elle dans sa lettre.

« La rue Laurier Est est exceptionnellement mixe dans ses usages : de nombreux plex cohabitent avec les commerces, reprend-elle. Il est donc permis de croire que les places dorénavant réservées aux détenteurs de vignettes étaient déjà occupées tous les soirs par ces résidents. Précisément, de Brébeuf à Papineau, seules deux zones exclusives aux détenteurs de vignettes ont été ajoutées (10 places en tout, dont 2 sont occupées par la jolie terrasse du Frite Alors pour la belle saison). Partout ailleurs, c’est le statu quo : le stationnement demeure permis gratuitement pour 1 heure toute la journée afin d’accueillir la clientèle. Est-ce que c’est insuffisant? Peut-être. Est-ce que des améliorations à l’offre de stationnement pourraient être apportées pour faciliter la vie des clients automobilistes? Probablement, et nous sommes tout à fait disposés à en discuter avec les commerçants. »

Le passage de cette lettre où elle se dit attristée par la publicité négative générée par les activités de certains commerçants et résidents a été très mal reçu par les gens qui exprimaient leurs opinions sur les trottoirs de la rue Laurier, aujourd’hui.

Dans sa lettre, Mme Giguère propose aussi l’introduction de vignettes temporaires pour visiteurs et travailleurs qui n’habitent pas le secteur. Cette proposition en laisse plusieurs perplexes.

Tous les textes sur ce dossier :

• Le Petit Laurier en a marre

• Le Plateau, un ghetto?

• Des artistes à la rescousse

• Les élus ouverts au dialogue

• Marianne Giguère écrit à ses électeurs

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