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Moins d’obèses sur le Plateau qu’ailleurs à Montréal

Santé
Carte de l'obésité montréalaise.
Source: DSP de l’ASSS de Montréal. Secteur Surveillance de l’état de santé à Montréal (SÉSAM), Enquête TOPO sur les maladies chroniques et leurs déterminants, 2012. (Carte: DSP Montréal).

Une étude récente de la Direction de la santé publique (DSP) de Montréal considère que 9,5% des adultes du Plateau Mont-Royal sont considérés obèses.

Il s’agit d’une des meilleures «performances» dans la métropole. Le Plateau arrive en deuxième position derrière le territoire du CLSC Saint-Louis-du- Parc (l’ouest du Plateau Mont-Royal, le Mile-End et une partie d’Outremont), qui comprend le moins d’obèses à Montréal, avec 8,2% de la population. Suivent le CLSC de Côte-des-Neiges (9,8%), Métro (ouest du centre-ville et Westmount, 9,2%) et des Faubourgs (est du centre-ville et village gai), à 10,4%. Les chiffres sont de 2012.

LA DSP affirme également que le Montréalais moyen aura fait un gain de poids de vingt livres entre 20 et 50 ans. Les hommes sont généralement plus gras que les femmes: 60% de la population masculine présente un surplus de poids, contre 40% des femmes. Et encore, la DSP affirme que la prévalence de l’obésité est sous-estimée chez les 12-17 ans.

On grossit

Le surplus de poids et l’embonpoint augmentent à Montréal. En 1987, le tiers de la population présentait un surplus de poids. En 2012, c’était 50%.

Les endroits où la prévalence d’obésité est la plus élevée sur l’île de Montréal est Montréal-Nord (23,7%) et Pointe-aux-Trembles–Montréal-Est (22,8%). À 19,9%, Mercier-Est–Anjou se situe dans la fourchette supérieure, avec Saint-Michel (20,4%), Verdun (20,2%), LaSalle et Rivière-des-Prairies (19,7%), Dorval-Lachine (19,6%), Olivier-Guimond (Mercier-Ouest, à19,5%), Saint-Léonard (18,2%) et Bordeaux-Cartierville (18,1%).

La DSP explique ces écarts par la difficulté de se procurer des aliments sains (fruits et légumes frais) à distance de marche du domicile et l’absence d’activité physique sur une base quotidienne, notamment à cause d’une très grande motorisation des transports.

Les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun (qui s’accompagnent d’une marche moyenne de 19 à 23 minutes par jour) sont bons pour la santé. La DSP recommande une activité physique quotidienne (marché, vélo) de 30 minutes.

Plus un Montréalais habite en périphérie, plus le risque d’obésité augmente. « Lorsque le lieu de résidence est à une distance de 13,5 km du centre-ville, les individus sont deux fois plus susceptibles d’être obèses », précise l’étude.

En fait, on a plus de chance d’avoir un surplus de poids ou d’être obèse si on effectue la majorité de ses déplacements en voiture plutôt qu’à pied ou à vélo. À Montréal, 35 % des déplacements inférieurs à deux kilomètres se font à pied. Selon le DSP, la moitié des déplacements en heure de pointe s’effectuent à pied dans les quartiers centraux de Montréal. En périphérie, c’est moins de 20 %.

La DSP note qu’un Canadien sur cinq a un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30 (considéré comme le seuil de l’obésité). Ce qui classe le Canada «parmi les pays où la prévalence de l’obésité est relativement élevée», affirme l’étude.

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