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Préserver le caractère naturel de la montagne

Environnement
Les élus et les citoyens s'inquiètent des impacts de la construction d'un terrain multisport en gazon synthétique projeté par l'université McGill sur le mont Royal.
Les élus et les citoyens s’inquiètent des impacts de la construction d’un terrain multisport en gazon synthétique projeté par l’université McGill sur le mont Royal. (photo tirée de la page Facebook des Ami.es du Parc Rutherford)

Le chef de l’opposition officielle à la Ville de Montréal et maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, s’inquiète des menaces à l’intégrité de la montagne.

Dans un communiqué émis le 8 juillet, il dit constater « un grand manque de sensibilité du maire Coderre à l’égard des espaces verts emblématiques de Montréal ainsi que de la protection du patrimoine naturel de l’île ». Luc Ferrandez dit « craindre le pire pour l’avenir de la Montagne  » en raison « de nombreux projets qui menacent l’intégrité du mont Royal » mis de l’avant par l’administration Coderre « sans que des contraintes ou suivis ne soient imposés ».

Le projet de l’Université McGill de construire un terrain sportif synthétique au parc Rutherford suscite des craintes, notamment pour la qualité de l’eau potable du réservoir McTavish qui dessert un demi-million de Montréalais.

Lundi, le politologue Aziz Fall s’était d’ailleurs présenté devant le conseil d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour demander un moratoire sur le projet. Le maire Ferrandez a rappelé que son parti s’est toujours opposé à la décision d’autoriser la construction d’un terrain synthétique dans l’arrondissement historique et naturel du mont Royal, qu’il a qualifiée de « grave erreur de jugement ».

Faisant aux Ami.es du parc Rutherford qui souhaitent protéger le parc Rutherford du projet d’aménagement d’un terrain multisports en gazon synthétique, le conseiller de Ville pour le district Jeanne-Mance, Alex Norris, a interpellé la ministre de la Culture et des Communications et députée d’Outremont, Hélène David, en lui demandant d’opposer son véto au projet qu’il juge « totalement incompatible avec le statut patrimonial du site ».

« S’il est autorisé, écrit Alex Norris, ce projet détruira le caractère exceptionnel que ce lieu joue dans la mise en valeur de la montagne. Il mettra en péril l’écosystème fragile qui se trouve sur la falaise qui longe la partie nord du parc. Il privera le public de l’accès à un bel espace de détente gazonné, actuellement ouvert à tous. Il abîmera les vues depuis et vers la montagne qui sont censées être protégées par la loi provinciale. Il dénaturera l’esprit même de ce site patrimonial en insérant une structure industrielle clôturée dans l’espace naturel qui se trouve à cet endroit extraordinaire situé juste en haut du centre-ville de Montréal.

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