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Élections 2015: les candidats répondent à nos questions (4 de 4): le communautaire

Élus, Vie de quartier
Kiosque de légumes, rentrée communautaire, Solidarité Grand Plateau
Les organismes communautaires sont cruellement sous-financés. (Photo: Solidarité Grand Plateau)

Il y a plusieurs jours, nous avons envoyé un questionnaire détaillé, portant sur plusieurs thèmes chers aux électeurs du Plateau, à tous les candidats dans le comté de Laurier—Sainte-Marie.

Les candidats à l’élection fédérale du 19 octobre prochain devaient réagir à chaque question par une réponse de 100 mots maximum, histoire de ne pas créer de déséquilibre entre les réponses d’un candidat à l’autre et… de ne pas tester vos nerfs de lecteurs!

Quatre thèmes ont été abordés : logement, développement commercial, transport, soutien à l’action communautaire. Aujourd’hui, nous abordons le dernier : le soutien à l’action communautaire. Les réponses seront livrées par ordre alphabétique du nom de famille du candidat. Ont répondu les candidats des partis vert, bloquiste, néo-démocrate, communiste et marxiste-léniniste; pas ceux des partis libéral, conservateur et rhinocéros.

Soutien à l’action communautaire

C’est une vérité de La Palice que les groupes communautaires et l’économie sociale en général jouent un rôle-clé pour la qualité de vie citoyenne. Et c’est tout aussi vrai que le financement manque cruellement au secteur.

Le gouvernement fédéral dispose de fonds pour le développement communautaire. Quelle est votre stratégie pour pérenniser les services, les locaux et les ressources du milieu?

Gilles Duceppe, Bloc Québécois

En plus de répondre à de nombreux besoins, l’économie sociale a une incidence positive sur le développement de nombreuses collectivités rurales et urbaines au Québec. Au plan économique, en permettant la création d’emplois de qualité qui stimulent l’activité économique, notamment en région. Au plan social, en favorisant l’entrepreneuriat collectif, l’accès à des services de qualité, de même que des valeurs démocratiques et la citoyenneté. L’économie sociale est ainsi utilisée comme outil de développement économique, de prise en charge dans les collectivités et comme outil de lutte à la pauvreté. De plus, les entreprises d’économie sociale sont développées par et au sein des communautés ce qui crée un sentiment d’appartenance et un enracinement au sein de celles-ci, ce qui est à l’opposé du mouvement d’exode vers les grandes villes. Le Bloc Québécois examinera les voies possibles au financement des entreprises d’économie sociale par le biais, entre autres, des programmes destinés aux PME ainsi que par la voie de prêts. Le Bloc est d’avis que la lutte à la pauvreté et le développement des communautés ne peuvent se faire sans l’apport des groupes communautaires. Le gouvernement actuel n’est pas de cet avis. Ceci dit, le Bloc travaille pour s’assurer que les groupes communautaires puissent redevenir des partenaires incontournables pour le développement social et économique de toutes les régions du Québec.

Pierre Fontaine, Parti communiste

Le Parti communiste soutiendrait et financerait le développement communautaire. En particulier, nous assurerions le financement des groupes de femmes qui luttent pour l’égalité entre les hommes et les femmes, contre la violence envers les femmes et nous assurerions un financement adéquat des centres de crise et des maisons de transition.

Cyrille Giraud, Parti vert du Canada

Les nombreux organismes communautaires présents dans Laurier–Sainte-Marie constituent une des forces du tissu social propre à la circonscription. Malheureusement, ils sont aussi au premier rang des coupures budgétaires décidées au nom de l’austérité fédérale. Certaines associations ne demandent pourtant pas beaucoup pour pouvoir au moins survivre, surtout quand on compare aux sommes colossales qui sont perdues dans l’évitement fiscal pratiqué par certaines entreprises. En bout de ligne, c’est notre cohésion sociale qui est en jeu et j’entends bien faire de la lutte aux paradis fiscaux un enjeu majeur de mon engagement politique pour une meilleure justice sociale.

Serge Lachapelle, Parti marxiste-léniniste du Canada

Les groupes communautaires ne devraient pas avoir à quémander pour recevoir le financement nécessaire pour remplir leurs responsabilités envers les groupes qu’ils desservent. Ils devraient avoir toutes les ressources nécessaires pour offrir les services qu’ils desservent, que ce soit les personnes âgées, les plus vulnérables, les groupes d’aide aux jeunes, etc. Comme la direction de l’économie est orientée pour des intérêts privés, le parti appelle à s’organiser pour changer la direction de l’économie pour qu’elle serve au bien-être de tous. C’est notre responsabilité sociale à tous d’y travailler. Un premier pas en ce sens est de défaire Harper.

Hélène Laverdière, Nouveau parti démocratique

Maintenir le financement et le caractère généraliste la Stratégie des partenariats de lutte à l’itinérance (SPLI) qui permet à de nombreuses ressources en itinérance telles que Plein Milieu et le Pas de la rue de continuer à offrir des services diversifiés aux plus démunis et aux personnes en situation d’itinérance est crucial. Continuer de financer des programmes comme Connexion compétences et Emploi d’été Canada pour favoriser l’employabilité est essentiel pour permettre notamment aux jeunes de développer leur potentiel professionnel et aussi offrir aux organismes un appui à l’embauche de personnel.

Les autres thématiques de cette série:

Le logement

Le développement commercial

Le transport

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