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Un personnage plus grand que nature

Histoire
Camilien Houde
L’ex-maire Camilien Houde habitait sur le Plateau. (Photo: Archives de la Ville de Montréal)

C’est un homme politique qui a véritablement marqué l’histoire de la Ville de Montréal.

C’est un personnage qui aura surtout profondément marqué l’imaginaire des montréalais, au-delà de sa fonction de maire de la ville. Camillien Houde (1889-1958), sera maire de Montréal pendant 18 ans. Il a habité pendant 22 ans la maison située au 4455, de la rue Saint-Hubert, de 1932 jusqu’à son décès.

Rares sont les personnages politiques aussi adulés du peuple que l’est « Monsieur Montréal » Camillien Houde, aussi surnommé affectueusement le p’tit gars de Sainte-Marie. Rares également sont ceux qui, comme lui, sont élus au cours de leur carrière politique aux trois paliers du gouvernement, municipal, provincial et fédéral.

Camillien Houde occupe la mairie de Montréal à quatre reprises entre 1928 et sa retraite en 1954, pour un total de 18 années. Au cours de sa longue carrière politique, il est également élu député trois fois au provincial, ainsi qu’une fois au fédéral.

En 1940, pendant la Deuxième Guerre mondiale, son opposition véhémente à la conscription aboutit à son arrestation et à sa séquestration pendant plus de quatre ans dans des camps d’internement. Il fut une année à Petawawa en Ontario et trois ans dans un camp du Nouveau- Brunswick. Lors de sa libération et de son retour à Montréal, plusieurs dizaines de milliers de personnes l’accueillent en héros. Le 18 août 1944, du balcon de sa maison, il adresse la parole à la foule qui l’attend et qui l’acclame longuement dès ses premiers mots : « Comment ça va ? »

Son administration, et plus particulièrement la période où il travaille avec le notaire Jos. Marie Savignac comme président du Comité exécutif, est reconnue pour les nombreux ouvrages d’infrastructures dits « travaux de la Crise ». On construit plusieurs toilettes publiques ironiquement appelées « les Camiliennes ». Mais il y a bien des ouvrages plus importants, comme le prolongement du boulevard Saint-Joseph et le percement du tunnel sous les voies ferrées à la hauteur de la rue Iberville.

Savignac, quant à lui, demeurait angle boulevard Saint-Joseph et De LaRoche.  Nul doute qu’aujourd’hui on les qualifieraient en ce sens de « la Clique du Plateau ».

 

Camilien Houde B

La résidence d’un maire de Montréal est à l’époque traditionnellement ornée de lampadaires installés et éclairés aux frais de la Ville, comme en fait foi ce dessin de 1951, en provenance des archives municipales. Source : archives de la Ville de Montréal. (Source: Archives de la Ville de Montréal)

Camilien Houde C

Notre bon maire Camillien, en compagnie de sa seconde épouse Georgette Falardeau, dans une limousine lors de la « parade » de la Saint-Jean-Baptiste de 1947. Georgette a aiguillé plus d’une fois son mari vers des participations à des partis politiques; mais elle l’a surtout supporté fidèlement lors de son internement concernant la fameuse conscription. C’est elle qui tenait le « fort » de la rue Saint-Hubert pendant l’absence de son mari. Les plus démunis avaient pris l’habitude d’aller y demander de l’aide. (Source : Archives de la Ville de Montréal)

Visitez la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal :

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