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La Neige ! La Neige ! C’est pas une raison pour se faire mal au dos!

Histoire
Enlèvement de la neige sur l’avenue du Parc (Source BAnQ)

Pour demeurer dans l’actualité ces jours-ci, que voulez-vous parler d’autre que de la neige! 

Autant elle était attendue lors de notre dernière chronique; autant il y en a abondamment maintenant. Le réchauffement planétaire fait une pause cette semaine et attachez bien vos tuques, car il faudra pelleter.

Nous qui trouvons trop long le temps requis pour déblayer nos rues; essayons d’imaginer ce qu’il se passait il y a un siècle.

Tout d’abord, on va régler quelque chose tout de suite, la majorité des rues n’étaient tout simplement pas déneigées. On dégageait sommairement les trottoirs à la pelle et on laissait la neige s’accumuler sur la voie publique. Les « sleighs » glissaient sur la surface durcie et on brisait la glace au printemps. Sur les voies plus importantes (où il y avait des tramways par exemple), on dégageait la rue à la main.

La Métropole du Canada ne pouvant se permettre d’être paralysée par la neige, on développa avec le temps une mécanique de gestion de la neige. Dans un premier temps, on la déplacera simplement sur les côtés de la rue; mais avec la présence de plus en plus importante des déplacements motorisés, il fallut bien finir par la charger et en disposer. Les photos suivantes nous montrent le genre d’équipement utilisé par les services de voirie de la Ville de Montréal. Le cheval est à l’honneur et l’image tient plus du paysage rural que de la grande ville.

neige B

La neige était placée à la pelle dans ces chariots qui se vidaient par le côté. La photo est prise derrière les ateliers municipaux de la rue des Carrières. (Source : Archives de la Ville de Montréal)

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Au début du XXe siècle, les rues sont dégagées à l’aide d’un équipement sommaire par rapport à ceux d’aujourd’hui. Le département des Travaux Publics fait ici étalage de ses équipements angle du Parc et Mont-Royal. (Source : Archives de la Ville de Montréal)

C’est un Monsieur Sicard, un inventeur de l’est de Montréal, qui viendra finalement à la rescousse de la grande ville avec sa souffleuse à neige. On peut maintenant charger la neige dans des camions et la transporter dans des lieux où on peut en disposer. La vitesse du chargement est fonction de la grosseur des camions et comme nous le montrent les photos qui suivent, ces petits camions logeraient bien de six à huit fois dans les immenses remorques de chargement qui sillonnent nos rues aujourd’hui.

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La souffleuse à neige, inventée par Monsieur Arthur Sicard en 1925, joindra les rangs des véhicules municipaux en 1928. (Source : Archives de la Ville de Montréal)

Toutefois, un équipement qui demeure indestructible est la petite chenillette inventée et développée par Monsieur Armand Bombardier. Encore aujourd’hui, presque inchangée depuis plus d’un demi-siècle, elle sillonne toujours nos rues afin de faire la vie dure à la neige montréalaise. Il ne vous reste qu’à surveiller les panneaux d’interdiction de stationner.

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L’invention de Monsieur Sicard, ici en 1940 dans une version moderne. Le jeune garçon ne serait plus toléré à cette distance aujourd’hui. (Source : Archives de la Ville de Montréal)

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En 1971, on déneige angle Gilford et Papineau, à l’aide des petites chenillettes de Monsieur Bombardier. (Source Archives Ville de Montréal)

Visitez la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal :

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