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Sécurité des piétons : repenser l’avenue du Parc

Transport
Le porte-parole de Piétons Québec Félix Gravel
Le porte-parole de Piétons Québec, Félix Gravel, estime qu’il faut travaillers sur les comportements des automobilistes et sur les aménagements physiques pour assurer la sécurité des usagers les plus vulnérables. (photo: Simon Van Vliet)

Près d’un mois après l’accident qui a couté la vie à Concepciòn Cortacans, le problème de la sécurité des piétons sur l’avenue du Parc reste entier.

« Au début janvier, il y a eu une tragédie », souligne Jean Tilly, un citoyen préoccupé par cette réalité, qui s’est présenté à la période de questions au conseil d’arrondissement lundi. Il faisait référence à l’accident survenu le 7 janvier à l’intersection de la rue Duluth et de l’avenue du Parc qui a couté la vie à une piétonne.

De l’avis de plusieurs experts, les problèmes de sécurité de l’avenue du Parc sont symptomatiques d’un problème d’aménagement répandu dans toute la métropole.

Rétrécir de l’avenue du Parc?

« Le Mont-Royal mériterait des infrastructures à la hauteur », estime Jean Tilly, qui rappelle qu’un passage sous-terrain reliant le parc Jeanne-Mance à la montagne a déjà existé. Il évoque également la possibilité de construire une passerelle pour permettre aux piétons de traverser la rue en toute sécurité.

« Ce qu’il faut, c’est revenir au plan de rétrécissement », plaide plutôt le maire du Plateau, Luc Ferrandez, qui estime que ce serait une erreur d’investir dans un nouvel aménagement pour contourner le problème.

Il rappelle que le rétrécissement de l’avenue du Parc avait été envisagé suite au réaménagement de l’intersection des Pins, il y a dix ans. « Il y a eu des discussions épiques », se souvient le maire qui considère que la décision prise à l’époque d’élargir l’avenue du Parc à quatre voies de circulation était « une erreur magistrale ».

« C’est la rue qui doit s’adapter à la ville, pas le contraire », tranche-t-il.

Le responsable des campagnes transport, GES et aménagement du territoire au Conseil régional de l’environnement de Montréal, Félix Gravel, abonde dans le même sens. Il affirme que « vu les données d’accidentologie de certains axes, on ne peut se résigner et il faut changer à la fois les comportements des usagers (plus favorables aux modes doux) et les aménagements physiques ».

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