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À la mémoire de Mathilde Blais

Transport
Un vélo blanc installé sous le viaduc Saint-Denis commémore la mémoire de Mathilde Blais, décédée en avril 2014.
Un vélo blanc installé sous le viaduc Saint-Denis commémore la mémoire de Mathilde Blais, décédée en avril 2014. (photo : Simon Van Vliet)

Quelques dizaines de personnes ont participé jeudi à une cérémonie pour commémorer la mémoire de Mathilde Blais.

Vers 17 h 30, une petite foule s’est massée sur l’étroit trottoir du viaduc Saint-Denis pour nettoyer et décorer le vélo fantôme installé sur les lieux suite au décès de la cycliste en 2014. Depuis 2013, des vélos blancs ont été installés à divers endroits dans la ville pour marquer les lieux où des cyclistes ont perdu la vie et sensibiliser les automobilistes à la cohabitation avec les vélos.

Des témoignages

« Mathilde est encore présente dans l’esprit de beaucoup d’entre nous, déclare pour sa part Gabrielle Anctil. Son décès a laissé une cicatrice profonde dans la communauté. Nous pensons souvent à elle. Nous en parlons. Elle nous accompagne en quelque sorte. »

La militante cycliste dénonce la « culture du tout-à-l’auto [qui] prévaut encore » à Montréal, malgré le nombre record de cyclistes blessés dans des accidents au cours des dernières années. Selon le rapport annuel du Service de police de la ville de Montréal, le nombre de cyclistes impliqués dans des accidents de la route a augmenté de 16 % en 2015 par rapport à 2014, atteignant un sommet de 763 accidents.

« Elle avait découvert dans le vélo une certaine liberté », se souvient le beau-père de Mathilde Blais, Jean-François Berthault, venu assister à la cérémonie en compagnie de Geneviève Laborde, la mère de la jeune femme happée mortellement par un camion en avril 2014 en traversant le viaduc Saint-Denis.

« Elle n’aimait pas ça passer ici », confie Geneviève Laborde avant de prendre la parole devant la petite foule rassemblée devant le vélo fantôme installé en mémoire de sa fille, la voix brisée par l’émotion.

Partager le deuil

La douleur du deuil est familière à Guy Brulotte qui a perdu son fils Christian en avril 2013 dans un accident d’emportiérage sur la rue Wellington.

« Tout de suite après le décès, on vit un vide énorme », se rappelle-t-il. « Vélo fantôme m’a beaucoup aidé », souligne-t-il en précisant que le fait de voir des gens se mobiliser pour soutenir les familles des victimes et commémorer leur mémoire est un baume au cœur des proches soutient-il.

À lire également : Un appel à l’action pour la sécurité des cyclistes.

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