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Vers une base de données ouvertes sur les loyers

Immobilier
Vue panoramique du Plateau.
Le Plateau compte près de 75 % de ménages locataires, dont bon nombre font face à des hausses de loyers importantes depuis 10 ans. (photo : Simon Van Vliet)

Consciente de son incapacité à enrayer le processus de gentrification, l’administration Ferrandez cherche malgré tout à préserver des loyers abordables sur le Plateau.

Le conseiller de Ville du district Mile-End, Richard Ryan, s’est d’ailleurs vu décerner récemment le prix Régis-Laurin 2016 par l’Association québécoise des groupes de ressources techniques en habitation (AQGRT), à titre d’architecte de la politique d’inclusion de logement abordable.

Le conseil d’arrondissement a aussi adopté la semaine dernière le projet de résolution qui permettra la construction de la Coop Mile-End, qui accueillera prochainement 93 logements et un CPE sur le terrain de l’ancienne École des Premières lettres.

Des données ouvertes sur les loyers

L’arrondissement a également octroyé une contribution de 8 000 $ au projet de plate-forme monloyer.quebec, souligne Richard Ryan. Encore au stade de projet-pilote, cette initiative permettra « d’avoir des données ouvertes sur les loyers » et ainsi d’assurer une plus grande transparence sur les prix des logements.

« On n’a pas vraiment de chiffres qui nous montrent les tendances » à l’échelle locale, note le conseiller.

Les données produites annuellement par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) nous renseignent en effet sur les loyers moyens à Montréal et dans les différents arrondissements, mais pas sur l’évolution des loyers sur une rue ou à une adresse données.

Vers un registre des loyers?

Le Comité logement du Plateau Mont-Royal (CLPMR) voit d’un bon œil la création d’un tel registre, même si l’inscription et la mise à jour des données se fera sur une base volontaire.

« Ça fait tellement longtemps qu’on en demande un obligatoire », souligne Vicky Langevin, organisatrice communautaire au CLPMR.

La création d’une base de données ouvertes pourrait selon elle sensibiliser les autres paliers de gouvernement à la pertinence d’un tel registre.

« Ça peut aussi servir les propriétaires », insiste pour sa part Richard Ryan, qui estime que la transparence des données sur les loyers ne peut être que positive pour assainir le marché du logement locatif.

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