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Assurer la sécurité routière, une responsabilité collective

Transport
La sécurité des cyclistes est l’affaire de tous les usagers de la route. (photo : Simon Van Vliet, archives pamplemousse.space.monolith.agency)

Attendue depuis des années, la réforme du Code de la sécurité routière (CSR) devrait finalement voir le jour à l’automne prochain.

Lancé suite à une série de décès de cyclistes survenus en 2013, dont un dans une zone à risque du Plateau, ce chantier implique de revoir les règles de la route s’appliquant au vélo. La modernisation du CSR doit permettre d’assurer une meilleure cohabitation entre les différents usagers de la route et une plus grande sécurité pour les usagers vulnérables que sont les cyclistes.

Des propositions à développer

Le mois dernier, la commémoration récente de la mort de Mathilde Blais, happée par un camion sous le viaduc Saint-Denis en 2014, est venue rappeler l’urgence d’agir.

« Les propositions sur la table sont fort intéressantes », se réjouit la présidente-directrice générale de Vélo Québec, Suzanne Lareau, en référence aux nouvelles mesures annoncées par le gouvernement du Québec dans la foulée de cette commémoration.

L’augmentation de l’amende en cas d’emportiérage aurait cependant pu être associée à des points d’inaptitude, estime toutefois la PDG de Vélo Québec, qui espère voir la réforme du CSR « accroître la responsabilité des automobilistes ».

Une responsabilité partagée

Suzanne Lareau insiste par ailleurs pour dire que « les cyclistes, les automobilistes et les piétons ont tous leur responsabilité » en matière de sécurité routière. À son avis, il faudra donc miser sur des campagnes d’information et de sensibilisation afin de s’assurer que la réforme du CSR se traduise par des changements de comportements.

« On sait que ça va continuer à augmenter », explique-t-elle au sujet de la popularité croissante du vélo, confirmée dans la nouvelle édition de l’État du vélo au Québec.

D’où l’importance de mettre en place des programmes de « lutte à l’incivilité », comme la formation Cycliste averti, offerte à quel que 500 jeunes d’âge scolaire cette année, qui promettent d’être beaucoup plus efficaces pour l’adoption de comportements sécuritaires et responsables que les interventions policières ciblées.

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