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Bâtir du logement social sur les terrains proviciaux

Immobilier
Une bannière a été suspendue jeudi au dessus du viaduc Berri pour revendiquer la construction de logements sociaux sur les terrains provinciaux.
Une bannière a été suspendue jeudi au dessus du viaduc Berri pour revendiquer la construction de logements sociaux sur les terrains provinciaux. (photo : Simon Van Vliet)

Le Comité logement du Plateau Mont-Royal (CLPMR) a mené jeudi une action symbolique dans le cadre de la semaine d’occupation de terrains et de bâtiments du FRAPRU.

Une poignée de membres du CLPMR ont déployé des bannières à proximité de deux sites provinciaux dont le potentiel pour le logement social est important. Une première bannière a été installée devant l’Hôtel-Dieu de Montréal, qui sera fermé à compter de l’automne prochain, et une seconde a été suspendue au-dessus du viaduc Berri à deux pas de l’ancien siège de l’Agence de la santé et des services sociaux (ASSS) du Québec, laissé vacant depuis l’an dernier.

Des besoins criants

« On sait qu’il y a un manque flagrant pour le logement social », affirme Gabrielle Renaud, organisatrice communautaire au CLPMR, qui souligne que les besoins sont particulièrement criants sur le Plateau. Selon un portrait publié récemment par le comité, il y a actuellement plus de 2 500 demandes pour des logements coopératifs ou en OBNL sur le Plateau et plus de 850 personnes sont inscrites sur la liste d’attente de l’Office municipal d’habitation de Montréal pour obtenir une habitation à loyer modique sur le Plateau.

Entre 2001 et 2011, près de 3000 logements locatifs ont été perdus sur le Plateau, souligne encore le document qui rappelle qu’à peine 40 logements locatifs ont été mis en chantier entre 2010 et 2013, tandis que plus de 900 condos ont été construits durant la même période.

Investir les sites gouvernementaux

« Il y a des sites excédentaires qui sont vacants », fait valoir Gabrielle Renaud en référence à l’ancien siège de l’ASSS (ou le FRAPRU avait tenté d’établir son camp pour le droit au logement l’an dernier). D’autres, comme l’Hôtel-Dieu, sont en voie de le devenir. « Ça appartient déjà à l’État », souligne Michel Labelle, un membre du CLMPR qui a participé à l’action menée jeudi dans le cadre de la semaine nationale d’occupations de terrains et de bâtiments du FRAPRU.

Selon lui, la conversion d’une partie du site de l’Hôtel-Dieu en logements sociaux, revendiquée par une vaste coalition communautaire et syndicale depuis des années, rejoindrait « la mission d’accueil, d’hospitalité de Jeanne Mance » qui était au cœur de la mission du premier hôpital montréalais ouvert à l’époque de la fondation de Montréal.

Nous reviendrons la semaine prochaine sur plusieurs actions et événements organisés en lien avec le dossier de l’Hôtel-Dieu, dont une assemblée publique le 19 mai et un rassemblement le 20 mai.

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