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Le Mile-End à la recherche d’une identité

Vie de quartier
Le maire Ferrandez, la conseillère Marie Plourde et l'ébéniste Jean-François Éthier font la pose avec des employés de l'arrondissement sur les nouveaux bancs installés ce matin sur Saint-Viateur.
Le maire Ferrandez, la conseillère Marie Plourde et l’ébéniste Jean-François Éthier font la pose avec des employés de l’arrondissement sur les nouveaux bancs installés ce matin sur Saint-Viateur. (photo de courtoise)

Avec le nouveau mobilier urbain installé ce matin dans le Mile-End, l’arrondissement du Plateau Mont-Royal souhaite contribuer à donner une identité à ce quartier créatif.

« Un quartier comme le Mile-End, reconnu internationalement pour sa qualité de vie et la plus forte densité artistique en Amérique du Nord, méritait un mobilier à la hauteur de sa créativité », affirme le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, dans un communiqué émis ce matin. Ces interventions contribuent « à la qualité de vie du quartier et dynamisent nos artères commerciales », ajoute pour sa part Marie Plourde, conseillère d’arrondissement du district du Mile-End.

Une identité commerciale qui reste à définir

« Je les ai vus installer ça ce matin », se réjouit Pascal Henrard qui a été chargé de développer le branding pour la nouvelle association des gens d’affaires du Mile-End. Il doit d’ailleurs présenter mercredi le résultat de ses travaux préliminaires.

« On n’est pas encore rendu très loin », prévient-il, en soulignant qu’il « reste beaucoup de travail à faire » avant de trouver une identité cohérente derrière laquelle les commerces du Mile-End pourront se rassembler. « Un quartier, on ne peut pas le brander », insiste-t-il en faisant toutefois remarquer que la mention Mile-End apparaît de plus en plus souvent sur les enseignes et dans les vitrines des commerces.

L’identité : une affaire de vécu?

Au-delà du rayonnement international du Mile-End, récemment sacré quartier le plus cool au monde, et de la reconnaissance de la créativité extraordinaire qui l’habite, ce sont avant tout les gens et leurs habitudes qui définissent l’identité d’un quartier, estime le spécialiste du marketing, qui habite le Mile-End depuis près de 30 ans.

Pascal Henrard voit d’un bon œil les innovations urbaines qui visent à embellir et à animer l’espace public, comme la construction de saillies ou l’introduction des placottoirs. « Je suis un peu vendu aux bonnes idées », blague le fondateur de l’Association des citoyens heureux du Plateau. « Tout ce qui se passe est intéressant », souligne-t-il avec tout l’optimisme qu’on lui connait.

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