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Un vaste projet de construction sur le Plateau

Histoire
L’avenue du Mont-Royal en 1934 en regardant vers l’est depuis la rue Garnier. (source :  BAnQ)
L’avenue du Mont-Royal en 1934 en regardant vers l’est depuis la rue Garnier. (source :  BAnQ)

On annonce un gros projet immobilier sur le Plateau. On planifie la construction de 24 unités de commerces et près de 300 logements sur l’ancien emplacement du domaine de la famille Logan.

Cet emplacement, au sud de l’avenue du Mont-Royal, est situé entre les rues De Lanaudière et Marquette (voir carte à la fin de l’article). La villa majestueuse de la famille Logan est démolie depuis quelques années déjà, mais le règlement de la succession est long et difficile.

Les terrains de la succession Logan demeurent vacants pendant longtemps, mais l’avenue se construit et se développe malgré tout.

La photo qui ouvre cette chronique nous montre l’avenue du Mont-Royal près du carrefour Garnier en 1934. La belle villa était construite tout près. On constate que la construction des terrains tarde à se réaliser, et que le temps passe. En face du terrain vacant, on voit bien que les constructions datent déjà de quelques années.

La photographie suivante nous montre l’avenue du Mont-Royal en 1961. Les constructions ont repris la place qui leur revient et le tissu commercial de l’avenue est maintenant complété. On voit le magasin L.N. Messier et le 5-10-15 Woolworth’s qui occupent maintenant l’espace. On voit que leur architecture exprime de façon évidente le courant d’une autre époque en affichant un style nettement plus moderniste et un brin Art déco. Le temps a passé et le style architectural a changé. On ne fait plus de façades en pierres calcaires et on utilise maintenant des éléments de béton décoratifs et aussi des modules de blocs en terracotta vernissés (dans le cas du Woolworth’s). Nous sommes en plein milieu de l’âge d’or de l’avenue du Mont-Royal, qui est maintenant la destination non seulement des résidants du quartier, mais aussi celle de nombreux Montréalais qui viennent chercher un « goût du jour » qui vient d’arriver sur Mont-Royal, avant d’apparaître plus tard ailleurs.

La situation en 1961. (source : Archives de la Ville de Montréal)

La situation en 1961. (source : Archives de la Ville de Montréal)

Si vous passez dans ce secteur, je vous invite également à jeter un coup d’œil sur l’aménagement et l’architecture des rues De Lanaudière, Garnier et Fabre, au sud de Mont-Royal. Vous allez constater que les façades des résidences sont principalement recouvertes de briques et que les boiseries extérieures sont très élaborées contrairement aux rues voisines où les maisons (qui datent déjà de plusieurs décennies) sont recouvertes de pierres calcaires et où la décoration des saillies est plus simple et discrète.

Nous sommes vraiment en présence d’une expression architecturale typique de cette époque des années 1920-1930, qui reprend, d’une certaine façon, le style de construction que l’on retrouve beaucoup sur le boulevard Saint-Joseph, alors que le développement y est contemporain.

Vue des terrains anciennement occupés par la Villa «Rockfields» de la famille Logan. La villa était située dans l’axe de la rue Garnier, un peu au sud de la ruelle de Mont-Royal. (source : BAnQ, extrait  de l’atlas Goad de 1914,  vol.5)

Vue des terrains anciennement occupés par la Villa «Rockfields» de la famille Logan. La villa était située dans l’axe de la rue Garnier, un peu au sud de la ruelle de Mont-Royal. (source : BAnQ, extrait  de l’atlas Goad de 1914,  vol.5)

Cet extrait d’un atlas de 1914 nous montre l’espace laissé dans le tissu urbain par la disparition de la Villa et les terrains de la famille Logan. C’est cet espace qui fera l’objet du développement dont on vient de parler.

Visitez la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal :

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