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Politique d’inclusion : l’arrondissement fait le point

Immobilier
La pression immobilière sur le Plateau tend à réduire l'accessibilité des logements logements locatifs.
La pression immobilière sur le Plateau tend à réduire l’accessibilité des logements logements locatifs. (photo : Simon Van Vliet)

Un an après l’adoption de sa politique d’inclusion de logements abordables et à quelques jours de la journée des déménagements, Richard Ryan fait le point.

Le conseiller de Ville pour le district du Mile End, qui a fait adopter l’an dernier la politique locale d’inclusion de logement abordable, se dit fier du travail accompli localement.

La politique d’inclusion fait ses preuves

Depuis l’entrée en vigueur de la politique, l’arrondissement a obtenu des contributions de quatre promoteurs pour un montant avoisinant les 500 000 dollars, dont une contribution de 375 000 $ pour le projet de reconversion du 30 Saint-Joseph Est.

« On ouvre la voie aux autres arrondissements », avance Richard Ryan qui souligne que la politique adoptée sur le Plateau est celle qui va le plus loin en demandant l’inclusion de 20 % de logement abordable dans tout projet résidentiel de 5 unités et plus. La Stratégie d’inclusion de la Ville de Montréal, révisée l’an dernier, ne s’applique quant à elle qu’aux projets de 100 logements et plus.

Jusqu’à présent les promoteurs ont tous préféré verser une compensation financière plutôt que d’inclure des logements abordables directement dans leurs projets, mais un cinquième dossier est actuellement à l’étude qui marquerait la première inclusion réalisée dans le cadre de la politique.

Préserver le logement abordable

Beaucoup reste à faire pour préserver des logements abordables sur le Plateau, reconnait Richard Ryan qui affirme vouloir « protéger le parc locatif » contre la spéculation immobilière.

Il insiste tout d’abord sur l’importance de mieux encadrer les locations touristiques illégales. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a d’ailleurs mandaté son service des affaires juridiques pour tenter d’endiguer le phénomène qui a des impacts à la fois sur l’industrie touristique et sur le marché du logement locatif.

Pour une base de données sur les logements

Richard Ryan estime par ailleurs que la mise en place d’une base de données ouvertes sur les loyers est un moyen d’éviter les hausses de loyer abusives comme celle qu’a connue Liliane Dufour, une locataire évincée du Plateau l’an dernier.

« Il nous faut de l’information sur les logements », tranche le conseiller qui voit dans cette initiative une façon de mettre la ville intelligente au service des droits et des besoins de la population.

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