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Les Lents d’Amérique débarquent dans le parc La Fontaine

Santé, Vie de quartier
La Journée de la lenteur, qui coïncide avec l'arrivée de l'été, vise à ralentir la course du monde qui va trop vite.
La Journée de la lenteur, qui coïncide avec l’arrivée de l’été, vise à ralentir la course du monde qui va trop vite. (photo tirée de Facebook)

La 16e édition de la Journée de la lenteur aura lieu mardi (21 juin) près de la statue Félix Leclerc, au parc La Fontaine.

Organisée par les Lents d’Amérique, en collaboration avec divers organismes montréalais, dont l’incubateur d’innovation sociale Exeko, cette journée met à l’honneur le calme et le repos dans une société qui fait au quotidien l’éloge de la vitesse. Au programme de cette 16e Journée de la lenteur, on retrouve un mélange éclectique de yoga, de méditation, d’arts en tout genre et de relaxation sous toutes ses formes.

Le besoin de ralentir

« On a de plus en plus besoin de cette journée », fait valoir l’artiste peintre et instigatrice de l’événement, Clémence Boucher, qui observe le monde s’accélérer sans cesse depuis la première édition, en 2001. « Plus ça va vite, ajoute-t-elle, plus il faut ralentir ».

Son initiative, lancée notamment avec l’aide de l’artiste « multi-indisciplinable » et porte-étendard du parti Rhinocéros François (Yo) Gourd, s’inscrit dans un élan vers la lenteur dont diverses manifestations s’observent un peu partout dans le monde : du mouvement Slow food, fondé en Italie il y a trente ans, au Slow parenting, un mouvement lancé par l’infirmière canadienne Jean Alice Rowcliffe.

« On veut aller à la vitesse de la pensée, mais le corps a besoin de la lenteur », insiste Clémence Boucher qui explique que les Lents d’Amérique cherchent à mettre en valeur le rôle de la lenteur dans l’atteinte d’un nécessaire équilibre de vie.

Vers une ville au ralenti?

Selon elle, ce besoin est encore plus fort en milieu urbain, où le stress quotidien nuit à la santé. C’est pourquoi la détente est au cœur de la programmation de la Journée de la lenteur, « une journée qui a vraiment sa place, surtout en ville », commente Clémence Boucher.

La naissance de la Journée de la lenteur à Montréal d’ailleurs a été précédée par l’émergence du mouvement des Villes lentes (Citta Lenta). Fondé en Italie en 1999 dans la foulée du Slow Food, le mouvement a commencé à s’étendre au Canada dans les dernières années.

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