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Une forêt urbaine dans la cour d’école

Éducation, Environnement
La coordonnatrice à l'action communautaire de FACE, Michelle Vachon, dévoile la plaque commémorative créé par un élève de quatrième secondaire, Vladimir Shmatkow Santiago, en présence de la fille de Frédéric Back, Süzel Back-Drapeau.
La coordonnatrice à l’action communautaire de FACE, Michelle Vachon, dévoile la plaque commémorative créé par un élève de quatrième secondaire, Vladimir Shmatkow Santiago, en présence de la fille de Frédéric Back, Süzel Back-Drapeau. (photo : Simon Van Vliet)

L’inauguration de la Forêt enchantée Frédéric Back marque l’aboutissement de près de 10 ans de travail à l’école FACE.

« C’était un endroit désaffecté », rappelle la coordonnatrice à l’action communautaire de l’école, Michelle Vachon qui souligne que la transformation de la cour intérieure de 5000 pieds carrés en espace vert a été un travail de longue haleine.

Une « idée folle » qui se réalise

Sa prédecesseure, Solange Guilbert, note que le projet de créer une forêt urbaine dans une cour d’école abandonnée « était évidemment une idée folle ». Parrainée par l’artiste et humaniste Frédéric Back, décédé en 2013, l’initiative a été rendue possible grâce à l’implication bénévole de membres du personnel et de parents.

« On avait besoin de beaucoup de sous », indique Patricia Sarrazin-Sullivan, mère de trois enfants fréquentant l’école et présidente du conseil d’administration de la caisse Desjardins du Plateau, qui a convaincu les caisses Desjardins de 9 quartiers montréalais et le regroupement des caisses de l’Ouest de Montréal d’investir près de 70 000 $ dans le projet. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a pour sa part puisé 5000 $ dans le fonds pour les écoles locales créé l’an dernier.

La classe verte réinventée

En plus de contribuer à la lutte contre les ilots de chaleur et d’améliorer la qualité de l’environnement scolaire, la création de cette forêt urbaine est « une porte qui s’ouvre sur l’innovation pédagogique » se réjouit la directrice de l’école, Annie Lamarre. Au cœur de l’espace vert, conçu par l’architecte François P. Émond de la firme ékm et pouvant accueillir près de 200 enfants, se trouve en effet une agora qui servira de salle de classe en plein air.

« C’est une belle initiative », lance Claudine Douaire, dont la fille de 5 ans fréquente l’école. Elle espère que cet ilot de verdure offrira aux élèves un espace plus sain que la cour avant, entièrement asphaltée, et exposée aux gaz d’échappement des voitures qui circulent sur la rue University.

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