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J’ai testé pour vous… Pokémon Go dans les rues du Plateau

Vie de quartier
Un Pokémon attrapé au métro Mont-Royal. (photo: capture d’écran téléphone intelligent de Linda Mohammedi)
Un Pokémon attrapé au métro Mont-Royal. (photo: capture d’écran téléphone intelligent de Linda Mohammedi)

Au Journal le Plateau, on a voulu tester ce qu’était Pokémon Go, ce jeu virtuel devenu véritable phénomène de société.

Officiellement offert depuis le dimanche 17 juillet au Canada, Pokémon Go est devenu en moins d’une semaine la nouvelle obsession collective. Vous avez probablement tous autour de vous, un testeur, un joueur à ses heures perdues ou une personne devenue addict en si peu de temps.

J’ai donc voulu le tester pour vous et savoir pourquoi un tel engouement. Je vous raconte.

Un jeu devenu dépendance

Il est 20 h ce jeudi, c’est une gang de huit personnes que je retrouve au métro Mont-Royal pour une « chasse aux Pokémon ».

Elsa, 29 ans, me prend sous son aile et m’aide à créer mon compte. Elle est joueuse compulsive depuis cinq jours, elle connaît déjà tous les endroits du quartier où « chasser » et les meilleurs spots (les PokéStop) de la ville.

« J’habite métro Radisson, je me déplace en ville pour jouer en communauté, c’est bien plus fun! » lance-t-elle.

Elle m’explique les notions élémentaires et me lance un « te voilà parmi nous, à toi de jouer et de bien être réceptive à tout ce qui t’entoure! »

Le but de ce jeu est d’attraper les créatures virtuelles grâce au GPS et à la caméra d’un téléphone intelligent.

Autour de moi, une ambiance bon enfant, tout le monde concentré sur son téléphone, mais un esprit communautaire palpable.

Caroline, 33 ans, responsable de marketing web, a commencé le jeu il y a plus d’une semaine en France pour, dit-elle, « comprendre le phénomène et être “in” ».

« Je ne dirais pas que je suis addict, je joue uniquement en sortant du travail, en marchant. J’essaye de me restreindre à ce rythme, car tu veux vite dresser d’autres Pokémon. Je les trouve tellement mignons, je les veux tous! » ajoute t-elle d’un air amusé, et les yeux rivés sur son téléphone intelligent, à l’affût.

Je pars à la rencontre de Nicolas, responsable d’une boutique de prêt-à-porter. « J’ai commencé ce jeu il y a quatre jours, j’ai failli me faire renverser deux fois. »

« Je ne pense pas être addict, j’essaye juste un phénomène de mode!  J’y joue pendant mes pauses ou quand le temps me le permet et puis cela me force à ne pas rester chez moi », dixit ce trentenaire, sourire béat.

Un jeu social et sportif

Louis-Philippe, à l’origine de ce rassemblement et papa d’un garçon de 6 ans, nous explique son rapport au jeu et les bénéfices qu’il en tire.

« En moins d’une semaine, j’ai fait près de 10 km rien qu’en jouant, moi qui ne suis pas une personne sportive, cela me fait faire de l’exercice », dit-il d’un air réjoui.

« C’est un jeu vraiment intelligent, cela te permet de bouger dans l’espace, de faire du tourisme et des rencontres, ce n’est pas négligeable comme atout! » rajoute-t-il, convaincu que ce jeu est davantage qu’une simple application.

Tourisme différent, marche et rencontres sous une autre forme sont les mots venant à l’esprit de cette initiation.

Je finis ma première chasse à 21 h. Au-delà d’un jeu, j’y ai retrouvé un esprit collectif et découvert des endroits que je ne soupçonnais pas.

Si vous aussi vous voulez participer à des chasses communes, d’autres rencontres auront lieu au parc La Fontaine cette fin de semaine, à partir de 18 h.

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