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Espace public: d’un terrain vague au jardin Franchère

Environnement, Vie de quartier
Jardin Franchère: un bout de terrain vague où la nature a repris ses droits... avec un peu d'aide! (photo: gracieuseté)
Jardin Franchère: un bout de terrain vague où la nature a repris ses droits… avec un peu d’aide! (photo: gracieuseté)

Une métamorphose de l’espace public au coin de Mont-Royal et de Franchère peut-être observée depuis juin dernier, et ce jusqu’en octobre.

Le jardin Franchère est un nouveau jardin communautaire où les résidents du quartier sont invités à transformer l’espace en jardinet et à prendre soin des fleurs et des plantes potagères.

Les bacs d'herbes et de plantes potagères. (photo: gracieuseté)

Les bacs d’herbes et de plantes potagères. (photo : gracieuseté)

Une requalification urbaine

Ce terrain, à l’abandon depuis des années, était en fait la propriété de Steven Gorenko, longtemps résident du quartier. Il l’a offert gracieusement à la communauté du Plateau Mont-Royal pour en faire un jardin avec pour objectif de redonner vie à ce secteur.

La transformation du terrain vacant a été rendue possible grâce à la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR), en partenariat avec Conscience Urbaine, un organisme qui réalise des projets en lien avec l’aménagement urbain. Conscience Urbaine à l’habitude de travailler avec des artistes, des professionnels et des décideurs pour développer des villes plus sécuritaires et inclusives.

L’aménagement a été réalisé par l’organisme Ça pousse!. L’espace bétonné s’est métamorphosé en jardin fleuri : au jardin Franchère, on trouve des fleurs, mais aussi des aubergines, des fèves, des plants de tomates, des laitues et des piments.

Pour l’entretien au quotidien de ces plantations, la tâche revient aux 19 bénévoles résidents du quartier.

« On mène, orchestre, anime le jardin communautaire. Pour les plantations, l’arrosage quotidien et la récolte, ce sont nos résidents qui sont en charge », explique Fanny St-Michel, la directrice générale de Conscience Urbaine.

Planter, arroser, récolter! c'est l'affaire de tous les bénévoles. (photo: gracieuseté)

Planter, arroser, récolter! c’est l’affaire de tous les bénévoles. (photo : gracieuseté)

Un avenir pour ce projet expérimental 

Les coûts avoisinent les 10 000 $ pour la conception des bacs, l’aménagement, la restauration, les fournitures, la terre et les outils.

La métamorphose de ce terrain vague en jardin a permis de « redynamiser et requalifier le secteur », dit Fabienne Boussin, directrice de la communication et du marketing de la SDAMR.

« Ce projet pilote est un véritable succès. Il est évident que nous allons considérer avec attention de revenir l’année prochaine », explique Charles-Olivier Mercier, directeur général de la SDAMR.

« J’avais besoin de merveilleux, alors je suis passée par le jardin Franchère, au coin de Mont-Royal. Difficile déjà de se souvenir de la laideur du terrain vague qu’il y avait là depuis des années », pouvait-on lire, le 1er août dernier, sur le profil Facebook de Marianne Giguère, conseillère d’arrondissement du district de De Lorimier.

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