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Une transaction sur 10 implique un acheteur étranger sur le Plateau

Immobilier
Investisseurs étrangers par immeubles de copropriétés de 20 unités et plus en 2015 - Source: MAMROT. (Tableau: SCHL)
Investisseurs étrangers par immeubles de copropriétés de 20 unités et plus en 2015 – Source: MAMROT. (Tableau: SCHL)

Le Plateau Mont-Royal compte 10% de propriétaires de l’extérieur du pays.

Alors que Vancouver en est rendue à imposer une surtaxe de 15% sur les acheteurs provenant de l’étranger pour freiner la surchauffe de son marché immobilier, Montréal compte peu de tels propriétaires.

Par contre, le Plateau Mont-Royal vient en deuxième place quant au nombre de transactions impliquant des étrangers dans le marché des condos (11%), après Ville-marie (39,9%), l’arrondissement qui englobe centre-ville de Montréal. Pour les unifamiliales, le Plateau est en première place (3,8%), ex-aequo avec Outremont (3,8%), devant Ville-Marie. La SCHL a compilé ces chiffres avec la firme JLR.

Montréal compte 80% des acheteurs étrangers de condos mais seulement le quart des acheteurs étrangers d’unifamiliales. Dans ce marché, les étrangers achètent en banlieue (30%).

Il y a quelques jours, la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) concluait, dans un rapport de recherche, que la présence d’acheteurs provenant de l’étranger est relativement faible dans le marché immobilier montréalais: « Le phénomène se concentre dans le segment de la copropriété, particulièrement dans les secteurs les plus centraux de la région de Montréal », affirme Francis Cortellino, chef analyste, analyse de marché à la SCHL.

Les Américains et les Français dominent

Les principaux acheteurs étrangers à Montréal proviennent surtout des États-Unis et de la France (50%), suivis de la Chine (8%) et de l’Arabie Saoudite (5%). « Les données indiquent aussi que la spéculation (revente rapide de logements en moins d’un an) est relativement peu fréquente dans la RMR de Montréal, autant du côté des acheteurs étrangers que de celui des acheteurs d’ici. À la lumière de ces données, il semble que la plupart des investissements étrangers soient réalisés davantage dans une perspective de moyen à long terme plutôt que de court terme », ajoute le chercheur.

La SCHL ajoute qu’en raison de leur nombre limité, les investisseurs étrangers ont très peu d’impact sur le prix des habitations dans le grand Montréal.

La SCHL a analysé un échantillon de 1880 copropriétés dans les secteurs centraux de Montréal: 61 appartenaient à des investisseurs étrangers, 11% étaient vacantes en 2015. La SCHL indique que, pour la région métropolitaine, seulement 1% des copropriétés appartenaient à des étrangers en 2015. Cette proportion grimpe à 5% dans le centre-ville de Montréal.

Toujours en 2015, le registre foncier indique que 454 des transactions concernant des propriétés résidentielles dans la région métropolitaine (0,9% du total) avaient été effectuées par des étrangers. Une proportion plus faible que la moyenne annuelle de 0,4% de 2005 à 2013.

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La différence est frappante entre le Plateau Ville-Marie pour les grands immeubles à condos. – Investisseurs étrangers par immeubles de copropriétés de 20 unités et plus en 2015 – Source: MAMROT. (Tableau: SCHL)

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