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En se promenant « rue » Mont-Royal (dernière partie)

Histoire
L’Hôtel de ville de De Lorimier (source : Archives de la Ville de Montréal)
L’Hôtel de ville de De Lorimier (source : Archives de la Ville de Montréal)

Cette semaine, nous poursuivons notre balade sur l’avenue du Mont-Royal à l’endroit où nous l’avions laissée, c’est-à-dire près de Papineau. Cette partie de l’avenue est majoritairement plus récente que sa partie ouest.

Chronique PAMPLEMOUSSE no_65_1

15)  Le parc des Compagnons de Saint-Laurent (angle Cartier), qui loge aussi l’aréna Mont-Royal, était autrefois un magnifique terrain occupé par le pensionnat Mont-Royal. Ce couvent des Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie offrait un décor majestueux à ce coin de l’avenue du Mont-Royal, avec ses grands arbres et son couvent de pierres. La cour offrait aux pensionnaires un espace ombragé et de belles allées calmes. Les petites filles devaient être pas mal impressionnées à leur première année au couvent.

La photo qui suit nous montre le pensionnat au moment de sa construction.

Le pensionnat Mont-Royal (source : « le diocèse de Montréal au XIXe siècle »)

Le pensionnat Mont-Royal (source : « le diocèse de Montréal au XIXe siècle »)

16) La rue De Lorimier, qui fut jadis une rue classique, calme, sereine et surtout très arborée (ce qui était sa principale marque de commerce), a vu changer sa destinée dans les années soixante avec l’incessant va-et-vient des camions-bennes transportant la pierre d’excavation du métro de Montréal vers le pont Jacques-Cartier. On construisait alors les îles de la future Terre des Hommes de 1967. Ce secteur de la petite ville de De Lorimier était reconnu pour ses belles rues ornées d’arbres matures. Cela tient au fait que la Famille Lionnais, qui était responsable du lotissement et du développement de cette ville, avait initialement planté de façon précoce les arbres en bordure des voies. Une grave crise financière touchant le pays ralentit les ardeurs de tout le monde et retarda le développement immobilier des Lionnais de telle sorte que le moment venu de bâtir, les arbres étaient déjà fort intéressants.

L’avenue De Lorimier et ses arbres majestueux. (source : BAnQ)

L’avenue De Lorimier et ses arbres majestueux. (source : BAnQ)

17) Angle Des Érables, c’est le magnifique bâtiment de l’Hôtel de Ville du Village de De Lorimier qui logeait la caserne de pompiers, le poste de police, la clinique communautaire, etc.  Sa tourelle d’angle est disparue à la suite d’affaissements structuraux, mais peut-être qu’un jour nous pourrons l’admirer à nouveau, qui sait ? Actuellement, des travaux ont cours afin d’y apporter une mise à niveau fonctionnelle et aussi réglementaire, mais la tourelle ne sera malheureusement pas reconstruite dans son état d’origine.

L’Hôtel de ville de De Lorimier (source : Archives de la Ville de Montréal)

L’Hôtel de ville de De Lorimier (source : Archives de la Ville de Montréal)

18) Entre Messier et Fullum, à la place de l’ancien Mont-Royal Ford, on retrouvait les grands entrepôts du magasin Eaton. C’est à cet endroit qu’étaient préparés les chars pour le grand défilé annuel du père Noël. Les chars empruntaient ensuite le boulevard Saint-Joseph pour se diriger ensuite vers le magasin du centre-ville. Les gens du Plateau avaient droit au départ frais et pimpant du père Noël et des nombreuses fanfares qui l’accompagnaient. Les bâtiments étaient à l’origine ceux de la Ames-Holden McCready, une immense compagnie fabricant des bottines et souliers, ainsi que des produits à base de caoutchouc pour faire des bottes, pneus, etc.

19) Dans l’actuel parc Baldwin, nous retrouvions un autre champ de courses fameux, le « Montreal Driving Club », aussi appelé « DeLorimier Park ». Le champ de courses loge à cet endroit de 1901 à 1907, date à laquelle il déménage plus au nord, entre Masson et Laurier, également sous le nom de « DeLorimier Park ».

Le champ de courses du « Delorimier Park » ( source : BAnQ)

Le champ de courses du « Delorimier Park » ( source : BAnQ)

20) Dans l’axe de l’avenue, où se trouve aujourd’hui l’édifice du Journal de Montréal, on retrouvait les installations des « Abattoirs de l’Est ». Vaste installation industrielle, c’est à cet endroit qu’étaient acheminés, par le chemin de fer voisin, les animaux destinés à l’abattage. Quelques petites industries associées persistent toujours dans le secteur.

Les terrains des grands abattoirs de l’est. (source : BAnQ)

Les terrains des grands abattoirs de l’est. (source : BAnQ)

Voilà terminée notre balade sur l’avenue du Mont-Royal. Il ne vous reste plus qu’à retourner au joli restaurant ou au petit café que vous aurez noté lors de votre promenade et prendre un repos bien mérité.

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