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L’ancienne station-service Esso pourrait devenir une place publique

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Une place publique pourrait remplacer l'espace qu’occupait la station-service Esso sur l’avenue du Mont-Royal. (photo : Marie-Eve Cloutier)
Une place publique pourrait remplacer l’espace qu’occupait la station-service Esso sur l’avenue du Mont-Royal. (photo : Marie-Eve Cloutier)

En raison d’une erreur de communication, les élus de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal ont révélé hier leur intention d’acheter le site de l’ancienne station-service Esso pour possiblement en faire une place publique.

La station d’essence se transforme

« Il n’y a pas souvent d’erreurs de communications entre les élus et l’administration, mais ça peut arriver, a expliqué le maire, Luc Ferrandez, en ce premier conseil d’arrondissement depuis les vacances. Je suis obligé de vous révéler ce soir quelque chose que je vous aurais révélé beaucoup plus tard ; la décision par l’arrondissement d’acheter le terrain où était située la station-service d’Esso. »

Les élus du Plateau ont révélé leur intention d'acheter le terrain de l'ancienne station-service Esso situé sur l'avenue du Mont-Royal, hier. (photo : Maude Petel-Légaré)

Les élus du Plateau ont révélé leur intention d’acheter le terrain de l’ancienne station-service Esso situé sur l’avenue du Mont-Royal, hier. (photo : Maude Petel-Légaré)

L’arrondissement à l’intention de lancer un grand concours auprès de la population pour connaitre les projets des citoyens par rapport à cet emplacement et de recueillir le plus d’idées possible. « C’est un terrain stratégique qu’on achète avant même de savoir ce qu’on va y faire. Ça pourrait être une place publique, un marché public, ou n’importe quoi d’autre », a ajouté le maire. Cette ancienne station-service, située au 962, avenue du Mont-Royal, et fermée depuis novembre 2014, aura un grand potentiel une fois le travail de décontamination terminé.

« Limitons le nombre d’accidents! »

Les élus sont également revenus sur la mise en place de mesures d’aménagement pour limiter les accidents entre cyclistes et automobilistes. L’annonce avait été faite hier matin en compagnie du maire de Rosemont-La-Petite-Patrie, François Croteau, lors d’une conférence de presse.

« Si l’on prend la moyenne de choses, les accidents sont générés par les interactions. Nous devons donc réaménager la ville pour les réduire », a indiqué le maire Ferrandez en s’adressant aux citoyens qui remplissaient de moitié la salle d’audience du conseil d’arrondissement, alors que la séance se tenait dans un local de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ).

La salle était à moitié pleine lors de la séance du conseil d’arrondissement de septembre qui avait lieu à l’ITHQ. (photo : Maude Petel-Légaré)

La salle était à moitié pleine lors de la séance du conseil d’arrondissement de septembre qui avait lieu à l’ITHQ. (photo : Maude Petel-Légaré)

La première mesure vise à réduire la limite de vitesse sur les artères de 50 km/h à 40 km/h. La deuxième mesure s’applique à la largeur des voies de circulation qui, actuellement, peuvent varier de 3 à 6 mètres. Elles devront être réduites à une largeur de 3,2 m dans le but de diminuer la vitesse des automobiles et de créer un couloir sécuritaire pour les cyclistes. « Les cyclistes auront une plus grande marge de confort pour circuler », met de l’avant le maire. La troisième mesure d’aménagement du quartier vise à reculer les lignes d’arrêts aux intersections pour permettre aux cyclistes d’être constamment vus par les automobiles, en étant positionné 3,5 m à l’avant du véhicule. En adoptant ces mesures, Le Plateau ainsi que Rosemont-La-Petite-Patrie emboîtent le pas à Outremont et Westmount pour diminuer le nombre d’accidents.

Pitbulls

L’enjeu lié aux chiens « dangereux » a été au cœur des discussions lors de la période de questions. Relativement à la nouvelle réglementation que le maire de Montréal, Denis Coderre, à l’intention d’adopter, plusieurs citoyens se sont plaints et ont voulu savoir dans quel camp se situaient les élus du Plateau-Mont-Royal.

Bien que cette question suscite le débat à l’interne, les élus se sont entendus sur les points du règlement qui abordent l’identification, la stérilisation du mâle et la laisse obligatoire pour le chien. « Si l’on a ça, on va avoir une réduction du nombre de morsures », fait valoir le maire, Luc Ferrandez. Toutefois, la question reste sur la table pour les prochaines semaines.

Plusieurs autres doléances concernant le bruit, la propreté, l’environnement, la rénovation et les nids de poule ont été abordées.

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