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Le centre de jeunes – Le Beau Voyage s’offre une murale grâce à Muralité

Culture
L'artiste MC Baldassari au travail (photo : gracieuseté de l'organisme)
L’artiste MC Baldassari au travail (photo : gracieuseté de l’organisme)

Une nouvelle murale vient de voir le jour sur un mur du centre pour jeunes Le Beau Voyage, situé sur la rue Garnier au croisement de la rue Mont-Royal. « Une occasion d’initier ceux qui n’auraient pas forcément accès à cette forme d’art » explique David Constantin-Bicari, animateur-intervenant et lui-même artiste visuel.

Depuis 1973, le centre Beau Voyage ou « BV » accueille des jeunes adolescents de 12 à 17 ans « et même parfois jusqu’à 20-21 ans, ajoute l’animatrice-intervenante Geneviève Dubois, on reste quand même très jeune à cet âge là! » Ceux-ci viennent sur une base volontaire, pour la plupart inscrits à l’école Jeanne-Mance. Les intervenants proposent alors des activités variées et libre aux adolescents d’y participer.

Amener les jeunes à l’art

David Constantin-Bicari favorise une approche d’intervention par l’animation pour donner le goût aux jeunes de créer et surtout les moyens matériels pour créer. «  Nous avons ici tout un atelier avec peintures, bombes et supports. Ainsi, nous développons des projets artistiques ensemble. »

Le rendu final importe moins que le processus. Ce qui compte c’est que les adolescents participent à la conception, se défoulent. « Bien sûr, tous ne vont pas développer une envie d’approfondir le médium, mais si grâce à ça, un de ces gars ou une de ces filles se trouve un talent ou un intérêt, je serais heureux » ajoute t-il.

Manu donne un coup demain pour le remplissage de la couleur (photo : gracieuseté de l'organisme)

Manu donne un coup de main pour le remplissage de la couleur (photo : gracieuseté de l’organisme)

Manu, 15 ans, fait partie de ces jeunes dont l’attrait pour les projets artistiques du centre a attiré l’attention des intervenants. « J’aime la vibe autour de ces projets. Puis le style aussi, j’y mets du mien, une touche un peu abstraite, faite sur le spot » raconte t-il à propos d’une murale réalisée antérieurement à l’intérieur du centre.

La réalisation de la murale, permise grâce à une subvention obtenue dans le cadre du programme Muralité, rejoint directement l’approche valorisée par les intervenants. « Nous tenions à ce que les jeunes voient l’artiste peindre la murale, mais participent aussi au processus. Nous voulons permettre aux jeunes de regarder l’artiste en œuvre, de la rencontrer ».

Rencontre qui parfois créer des étincelles : ainsi ce jeune, surpris que l’artiste soit une femme. Et la muraliste MC Baldassari de remettre les pendules à l’heure : « Oui, je suis une femme, et alors ? »

Un art aux contours flous

Situé entre les beaux-arts et le street art, l’art mural a du mal à se définir. « Il y a comme une guerre entre les muralistes et les grafistes. Les premiers se veulent art de rue, les seconds lui refusent ce statut. Les deux cohabitent mal ensemble » explique MC Baldassari.

L’art mural est en plein essor à Montréal. La Ville compte investir un demi-million de dollars pour la réalisation d’une vingtaine de murales. Les touristes en raffoleraient aux dires de la Ville.

 

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