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Le parc «sans nom» prend vie

Environnement
Un montage photographique de l'arrondissement du Plateau Mont-Royal montre l'ampleur de la transformation ayant mené à l'aménagement du parc «sans nom».
Un montage photographique de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal montre l’ampleur de la transformation ayant mené à l’aménagement du parc «sans nom».

Le Plateau Mont-Royal compte un nouvel espace vert: le parc «sans nom», inauguré jeudi (15 septembre) dernier.

«C’était un lieu mal aimé, c’est le moins que l’on puisse dire», explique Richard Ryan, conseiller du Mile End, à propos du nouveau parc, dont les travaux ont coûté 300 000$ à l’arrondissement. «C’est plus de deux fois et demie moins que la réfection du pavillon Mordecai Richler dans le parc du Mont-Royal», lance-t-il à la blague.

«En fait, il faut se réjouir de la transformation du parc «sans nom», reprend-il. Cet espace servait surtout de dépotoir. On y retrouvait des matériaux de construction et des déchets. Le lieu était souvent squatté par des entrepreneurs en construction qui venaient s’y débarrasser de leurs matériaux. On a voulu changer la donne. Avec ce projet et d’autres, on redonne aux citoyens un chapelet de lieux publics où la culture et le récréo-sportif reprennent leurs droits.»

L’arrondissement, qui s’est lui-même servi de ce lieu pour entreposer des matériaux pour la voirie, par le passé, a décontaminé certains sols, enlevé l’asphalte, planté du gazon, aménagé de petits monticules, ajouté du mobilier et nettoyé le viaduc Van Horne, qui surplombe le terrain en partie.

«On est passé d’un dépotoir à un lieu convivial, poursuit le conseiller. En plus, c’est rare qu’on peut dire que le dessous d’un viaduc, c’est beau! On a transformé ce lieu qui est un peu une icône du Mile End. On a écouté les citoyens, qui nous avaient fait des suggestions lors d’une consultation. Aujourd’hui, on constate que les jeunes du primaire se perfectionnent au skate sous le viaduc.»

Projets

Parlant de skate, M. Ryan espère aménager un parc de skate sous le viaduc d’ici quelques années. En attendant, il aimerait que soit déplacée la piste cyclable qui fait le tour du parc Lhassa-De Sela, afin d’unifier ce parc très populaire au parc «sans nom». L’arrondissement a déjà fermé définitivement la bretelle Clark à la circulation automobile, en décembre 2014.

De plus, M. Ryan multiplie les représentations auprès des politiciens fédéraux pour que soit aménagé un passage à niveau tout près de la rue Saint-Urbain, qui permettrait de relier la piste cyclable qui longe le chemin de fer du CP, dans Rosemont. «J’en ai parlé avec le ministre des Transports, Marc Garneau, mais ça ne bouge pas tellement. J’envisage de solliciter le premier ministre Trudeau, dont le comté est justement traversé par des voies ferrées. Il faut décloisonner les quartiers pour améliorer la qualité de vie des Montréalais», affirme M. Ryan. Ce dernier signale que les négociations piétinent depuis 10 ans avec le CP au sujet d’un passage à niveau prévu à la hauteur de Henri-Julien, qui permettrait aux citoyens du Plateau de rejoindre le métro Rosemont.

En attendant, il se réjouit que les citoyens se sont rapidement appropriés le parc «sans nom»: «On n’a pas fini de l’aménager. Il est en évolution. Il se peut qu’avec le temps, on y fasse d’autres travaux pour l’améliorer encore.»

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