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La Mémoire du Mile-End prête à être découverte

Histoire, Vie de quartier

Mémoire du Mile-End, la société d’histoire de ce quartier, continue à proposer déambulatoires et conférences afin de partir à la découverte des histoires du quartier. La prochaine série partira à la rencontre du riche patrimoine religieux.

La richesse du quartier

Synagogues devenues églises protestantes, temples transformés en centre communautaire : le patrimoine religieux du Mile-End est conséquent, par le nombre de clocher et autres architectures typiques que l’on peut croiser dans le quartier.

Le Mile-End est le quartier emblématique du changement. Il a accueilli toutes sortes de communautés ethniques qui ont continuellement renouvelé l’aspect du quartier : grandes maisons bourgeoises côtoient petits lotissements ouvriers. « Nous tachons de comprendre le Mile-End actuel à la lumière des nombreux mélanges de populations qui s’y sont passés », explique Joshu Wolfe, administrateur de Mémoire du Mile-End.

De l’importance des sociétés d’histoire

Il n’y a personne (ou presque) qui renierait l’importance d’apprécier l’histoire pour mieux comprendre l’ancrage d’un quartier. Il s’agit de ne pas répéter les mêmes erreurs; les sociétés d’histoire jouent ce rôle de garde-fous au niveau municipal.

« Nous regrettons la destruction de bâtiments qui auraient eu aujourd’hui une valeur patrimoniale inestimable. Heureusement, il nous reste encore des traces des constructions passées. La rue Waverly est un bel exemple de conservation : c’est la seule rue qui a conservé ses maisons unifamiliales. »

Publicité du Canadian Jewish Chronicle pour les premières mégastructures de la rue Casgrain (photo : gracieuseté)

Publicité du Canadian Jewish Chronicle pour les premières mégastructures de la rue Casgrain. (photo : gracieuseté)

L’évolution de la communauté juive est un bon exemple : « Il y a toujours eu une forte présence de la communauté juive dans le Mile-End. Mais, l’apparition de la communauté hassidique est récente! Avant leur arrivée, les juifs étaient très engagés : très progressistes et certains communistes. »

Il s’agit alors pour Mémoire du Mile-End de préserver cet héritage : « déterrer » les anciennes synagogues transformées en centre communautaire ou passées à un autre culte. « Nous sommes entrés en contact avec des membres de la communauté hassidiques afin de prendre des photos d’une de leur synagogue. C’est aussi notre mandat de médiation entre les différentes communautés », explique-t-il.

Le défi des nouvelles générations

Présente à de nombreuses initiatives locales telles le Marché des Possibles, la société d’histoire tente de rejoindre un public plus jeune. « Je reconnais ce défi pour nous, raconte Joshua Wolfe. Nous avons dans ce sens tout un tas d’activités plus dynamiques afin d’attirer cette population. »

Ainsi, Mémoire du Mile-End s’est associé avec la bibliothèque Mordecai Richler pour créer une « bibliothèque vivante » où l’on peut rencontrer et discuter avec des résidents du Mile-End aux histoires passionnantes. « Nous avons contacté commerçants et artistes, ainsi que quelques membres de la communauté juive hassidique. Et nous avons réussi à produire une activité assez ludique! », conclut Joshua Wolfe.

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