Publicité

Le tramway de la montagne

Histoire
Le funiculaire installé sur le versant est de la montagne. Les personnages de la photographie sont au pied de la dernière section du voyage, celle du funiculaire comme tel. Le chemin que nous voyons existe toujours, c’est la boucle du chemin Olmsted derrière le quartier général du Service des Incendies. (source : BAnQ)
Le funiculaire installé sur le versant est de la montagne. Les personnages de la photographie sont au pied de la dernière section du voyage, celle du funiculaire comme tel. Le chemin que nous voyons existe toujours, c’est la boucle du chemin Olmsted derrière le quartier général du Service des Incendies. (source : BAnQ)

Les Montréalais ont toujours eu une histoire d’amour avec leur montagne. Aujourd’hui, les gens du Plateau qui souhaitent emprunter les transports en commun pour visiter le mont Royal utilisent l’autobus de la ligne 11. Ça n’a pas été toujours aussi facile !

Qu’en est-il de la longue histoire « tumultueuse » de cette ligne qui grimpe la montagne ? Elle débute en 1884 avec l’installation du funiculaire qui amène les promeneurs à la terrasse d’observation.

Le funiculaire installé sur le versant est de la montagne. Les personnages de la photographie sont au pied de la dernière section du voyage, celle du funiculaire comme tel. Le chemin que nous voyons existe toujours, c’est la boucle du chemin Olmsted derrière le quartier général du Service des Incendies. (source : BAnQ)

Le funiculaire installé sur le versant est de la montagne. Les personnages de la photographie sont au pied de la dernière section du voyage, celle du funiculaire comme tel. Le chemin que nous voyons existe toujours, c’est la boucle du chemin Olmsted derrière le quartier général du Service des Incendies. (source : BAnQ)

Cette attraction très courue permet aux Montréalais et aux résidants du Plateau de grimper sur la montagne pour admirer la ville. Quel ne fut pas le drame, lorsqu’en 1918, la Ville de Montréal décide de démolir le funiculaire, car jugé non sécuritaire ! L’accès au sommet ne redevient possible uniquement qu’aux personnes jouissant d’une voiture à cheval, ou de bons mollets. La population est très critique face à cette décision et ne cesse par la suite de réclamer un nouveau lien.

En 1924, la Montreal Tramway installe une ligne de tramway vers le sommet du Lac-aux-Castors en provenance du Chemin de la Côte-des-Neiges. Bien sûr, les résidants de la partie est de la Ville rechignent à faire le détour par CDN et insistent pour avoir leur tramway eux aussi. Il faut attendre juillet 1930 pour enfin emprunter le tramway depuis la partie est.

La Montreal Tramway ne l’a pas facile, car grimper la montagne n’est pas aisé pour un tram. Il faut trouver un trajet qui respecte le tracé du chemin Olmsted et aussi, un trajet qui offre une pente compatible avec la puissance de l’engin. On parle d’une pente moyenne de 8 % pour la ligne de la montagne. La compagnie planche sur son projet et installe finalement une ligne de près de 4 kilomètres de long, et surtout caractérisée par une partie en tunnel qui fait plus de cent mètres de longueur. La sécurité étant également primordiale, les ingénieurs mettent en place un tramway qui est doté d’un système de « freinage dynamique ». Propre aux moteurs électriques, le principe du freinage dynamique utilise l’énergie accumulée par le moteur pour, en l’inversant, permettre le freinage (enfin je suppose que c’est quelque chose comme ça). La petite histoire nous dit que les rames du métro utilisent encore aujourd’hui ce même système.

Notre tramway de la ligne 11 sort du tunnel et amorce sa descente vers l’avenue du Mont-Royal. Le tunnel avait l’avantage de permettre de conserver le lien de surface de la montagne, lien qui est actuellement brisé par le chemin Camillien Houde et le dynamitage du tunnel des tramways. Les habitués ont remarqué que nous sommes près de l’endroit où est situé l’observatoire aujourd’hui. (source : Archives de la STM)

Notre tramway de la ligne 11 sort du tunnel et amorce sa descente vers l’avenue du Mont-Royal. Le tunnel avait l’avantage de permettre de conserver le lien de surface de la montagne, lien qui est actuellement brisé par le chemin Camillien Houde et le dynamitage du tunnel des tramways. Les habitués ont remarqué que nous sommes près de l’endroit où est situé l’observatoire aujourd’hui. (source : Archives de la STM)

Avec la mise au rancart des tramways à la fin des années 1950, la ligne de la montagne n’y échappe pas et l’on met fin au service en 1957. Retour à la case départ pour les gens de l’Est. La solution viendra aux ingénieurs en pavant l’emprise des voies en créant ainsi le Chemin Camillien-Houde. Après un deuil de trois ans, l’autobus remplace finalement l’ancien tramway, en 1960.

On voit sur cette photographie l’endroit où sera plus tard aménagé le point d’observation, aujourd’hui très fréquenté, du Chemin Camillien-Houde. On remarque sur les deux photos que la voie qui descend présente des rails doubles. Pourquoi ??   (source : Archives de la STM)

On voit sur cette photographie l’endroit où sera plus tard aménagé le point d’observation, aujourd’hui très fréquenté, du Chemin Camillien-Houde. On remarque sur les deux photos que la voie qui descend présente des rails doubles. Pourquoi ??   (source : Archives de la STM)

Visitez le blogue de l’auteur.

Visitez la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal :

Vos commentaires
loading...