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Ruelle Hutchison : des dommages mineurs

Environnement
« Il n'a pas détruit ce moment », affirme », souligne le photogtaphe Toma Icksovitz au sujet des dommages causés par l'automobiliste qui a roulé sur un tronçon champêtre fraîchement planté.
« Il n’a pas détruit ce moment », affirme le photogtaphe Toma Iczkovits au sujet des dommages causés par l’automobiliste qui a roulé sur un tronçon champêtre fraîchement planté. (photo tirée de la page Facebook de l’Arrondissement du Plateau Mont-Royal)

S’il a causé plus de peur que de mal, le passage d’un véhicule dans le tronçon champêtre récemment planté de la ruelle Hutchison la fin de semaine dernière a cependant semé l’indignation.

À peine une semaine après la plantation de ce nouveau tronçon champêtre, les plantations ont été endommagées par un automobiliste.

« Ce genre d’événement arrive souvent », fulminait vendredi le maire d’arrondissement, Luc Ferrandez, sur sa page Facebook.

Dommages mineurs

« On parle vraiment de dommages mineurs », tempère la responsable du dossier des ruelles vertes à l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Andréanne Leclerc-Marceau. À peine une dizaine de plants ont été endommagés insiste-t-elle en ajoutant que des bacs en béton seront installés dès le mois prochain pour empêcher les automobiles de circuler dans le tronçon champêtre.

S’il a tant fait réagir, c’est que l’incident fâcheux est survenu quelques heures à peine après la mise en ligne d’un cliché mettant en scène un enfant assis au beau milieu du sentier lors de la plantation, le 30 septembre dernier.

Réaction du photographe

« Au sens artistique, ça ne me fait pas mal, je suis habitué », affirme l’auteur du cliché, le photographe professionnel Toma Iczkovits qui est par ailleurs un résident du secteur. « La photo c’est toujours un moment qui passe et qu’on ne reproduit plus jamais », philosophe-t-il.

Ce qu’il digère mal, en revanche, c’est qu’en roulant sur les aménagements, l’automobiliste a en quelque sorte piétiné les efforts du voisinage pour améliorer la qualité de vie du quartier. Le photographe fustige l’individualisme ayant poussé une personne à « passer par dessus des heures de travail collectif [simplement] pour faire passer sa voiture ».

« Il n’a pas détruit ce moment, de l’après-midi du 30 septembre », souligne cependant Toma Iczkovits. « Je l’ai immortalisé avant. C’est en quelque sorte une victoire », ajoute-t-il en se disant soulagé de savoir que les gens du quartier et les touristes pourront encore « prendre des milliers de photos » dans cette nouvelle ruelle champêtre.

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