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Insécurité : la prévention communautaire oubliée?

Vie de quartier
La vigilence communautaire peut être un moyen efficace d'améliorer la sécurité dans un quartier.
La vigilence communautaire peut être un moyen efficace d’améliorer la sécurité dans un quartier. (photo : Simon Van Vliet)

Si le taux de criminalité est en baisse sur le Plateau, l’arrondissement présente le nombre d’introductions par effraction et de méfaits les plus élevés à Montréal.

Le Journal de Montréal rapportait cette semaine qu’une moyenne de 24 introductions par effraction se produisent chaque jour sur le Plateau et que le Plateau est le théâtre du plus grand nombre de méfaits commis sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal.

Si la densité de population importante peut expliquer en partie cette situation, l’augmentation des inégalités sociales et le sous-financement des initiatives de prévention communautaire seraient également en cause.

Une question de priorités politiques?

Les coordonnateurs cliniques de Plein Milieu, Ann Lalumière et Lucas Aubert, évoquent dans le rapport annuel de l’organisme un « climat social plus complexe au sein duquel se creuse, au gré des nouvelles priorités politiques, une fracture toujours plus profonde » et s’inquiètent des « coupures affectant le travail de proximité » auprès des populations vulnérables et marginalisées.

La directrice générale du Centre des femmes du Plateau, Vivane Lavoie, déplore pour sa part que l’arrondissement du Plateau Mont-Royal ait mis fin, il y a deux ans, à sa participation au programme Tandem. « On avait développé tout un travail de partenariat », souligne-t-elle en rappelant que le Centre des femmes du Plateau travaillait sur la question de la sécurité urbaine depuis 1996. « Toute cette concertation n’est plus là. Toute cette mobilisation des acteurs n’est plus là », soupire Vivane Lavoie.

Intervention de proximité et réduction des méfaits

« Tout ce qui est prévention relève surtout du milieu communautaire », souligne Ann Lalumière dont l’équipe d’intervention de proximité pratique une approche de réduction des méfaits. La coordonnatrice clinique de Plein Milieu insiste par ailleurs pour dire qu’il ne faut pas faire de lien direct entre la croissance du phénomène de l’itinérance sur le Plateau et le taux de méfaits.

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