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Immobilier : les limites du laisser-aller

Immobilier
La pression immobilière sur le Plateau tend à réduire l'accessibilité des logements logements locatifs.
La pression immobilière sur le Plateau tend à réduire l’accessibilité des logements logements locatifs. (photo : Simon Van Vliet)

Pendant la période des fêtes, pamplemousse.space.monolith.agency passe en revue les petits et grands moments de l’année écoulée. Aujourd’hui : le marché immobilier.

Source d’enrichissement pour certains, l’immobilier n’est pas un investissement comme les autres, car les aléas du marché ont des impacts directs dans la vie des gens.

Un marché prisé

Alors que les prix des propriétés continuent de grimper, le marché immobilier du Plateau attire les investisseurs, incluant un nombre croissant d’investisseurs étrangers.

Cette situation fait le bonheur des promoteurs immobiliers, mais certains propriétaires institutionnels y trouvent aussi leur compte. Le Centre de services communautaires du Monastère a notamment pu financer d’importants travaux de rénovation en utilisant son bâtiment comme garantie et compte profiter de la vente du stationnement du monastère pour créer un fonds de capital communautaire.

Locataires sous pression

Dans le secteur résidentiel, les effets néfastes de la spéculation immobilière se font sentir chez les locataires.

Des dizaines de reprises de logements jettent chaque année des ménages à la rue, dont certains occupent leur logement depuis des décennies. Par la force des choses, les locataires aînés sont particulièrement touchés par ce phénomène.

Aggravant une situation déjà critique pour les locataires à revenus modestes, le phénomène Airbnb vient augmenter la pression spéculative.

Limité dans ses pouvoirs localement, l’arrondissement élabore des stratégies politiques et juridiques pour mitiger les effets de la gentrification et met à profit son pouvoir de zonage pour financer le logement social.

Protéger et mettre en valeur le patrimoine bâti

Plusieurs sites et bâtiments patrimoniaux recèlent d’un grand potentiel de développement. C’est le cas de l’Hôtel-Dieu et des installations adjacentes des soeurs hospitalières dont la ville s’est portée acquéreur.

Outre les enjeux financiers, le défi de la reconversion du patrimoine bâti est de renouveler l’usage tout en conservant l’esprit du lieu. Chose certaine, mieux vaut trouver des usages temporaires aux édifices laissés à l’abandon que de les laisser disparaître.

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