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L’histoire ferroviaire du Mile End revisitée

Histoire, Transport
Le chercheur en histoire urbaine Justin Bur, membre du conseil d'adminsitration de Mémoire du Mile End, a livré une conférence sur l'histoire ferroviaire et le paysage urbain.
Le chercheur en histoire urbaine Justin Bur, membre du conseil d’adminsitration de Mémoire du Mile End, a livré une conférence sur l’histoire ferroviaire et le paysage urbain. (photo : Simon Van Vliet)

Déterminante dans le développement du Mile End, l’histoire ferroviaire y a marqué durablement le paysage urbain.

Pour sa dernière conférence de l’année, tenue dimanche (18 décembre) à la bibliothèque Mordecai-Richler, Mémoire du Mile End se penchait sur l’histoire du chemin de fer qui a fait du Mile End un pôle industriel majeur dans la première moitié du 20e siècle.

Richement illustrée de cartes et de photos d’archives, la conférence proposait un survol de l’évolution du paysage industriel aux abords de la voie ferrée du Canadien Pacifique entre la fin du 19e siècle et le début du 21e siècle.

Une histoire industrielle oubliée?

« Le paysage actuel est un héritage ferroviaire », soutient Justin Bur. En remontant le chemin de fer, des abords du monastère des Carmélites construit en 1894-1895, au viaduc Saint-Laurent construit en 1913, en passant par le site de l’ancienne gare du Mile End désaffectée en 1931, on remonte en réalité dans le temps.

Pendant plus d’un demi-siècle, la cour ferroviaire Saint-Louis a été un important terminal ferroviaire sur l’île de Montréal. Un réseau de connexions ferroviaires permettait aux trains de marchandises de desservir directement les industries établies dans ce qui est aujourd’hui connu comme le secteur Saint-Viateur Est.

Un moyen de transport chasse l’autre

Démantelée peu à peu à partir des années 1960, la cour ferroviaire a fait place aux mégastructures sur Saint-Viateur, Casgrain et de Gaspé. « Ces nouveaux bâtiments n’avaient pas de connexion à la voie ferrée », note Justin Bur qui souligne que les quais de chargement et de livraison font désormais face à la rue. C’est que les approvisionnements se font de plus en plus par camion et l’automobile prend une place grandissante dans la ville.

Essentiellement axé sur la mobilité automobile, le développement urbain dans la deuxième moitié du 20e siècle effacera d’ailleurs de grands pans de l’histoire ferroviaire montréalaise, notamment avec la destruction de la gare du Mile End, démolie en 1970 pour faire place au viaduc Van Horne.

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