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Augmentation du nombre de permis pour travaux majeurs

Immobilier
En raison du vieillissement du parc immobilier et d'un déficit d'entretien des bâtiments, de nombreux logements sont en mauvais état sur le Plateau.
En raison du vieillissement du parc immobilier et d’un déficit d’entretien des bâtiments, de nombreux logements sont en mauvais état sur le Plateau. (photo : Simon Van Vliet)

Le nombre de permis émis pour des travaux de plus de 50 000 $ dans des immeubles résidentiels a augmenté d’un peu plus de 10 % l’an dernier.

Au cours des deux dernières années, près de 450 permis ont été émis, dont quelque 230 en 2016 uniquement.

Une trentaine de permis concernant spécifiquement des travaux d’agrandissements dans des immeubles résidentiels ont été émis, précise Michel Tanguay, chargé de communications à l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Des travaux requis, mais pas obligatoires…

En raison du vieillissement du parc immobilier et d’un déficit d’entretien des bâtiments, de nombreux logements sont en mauvais état sur le Plateau. Selon un portrait statistique, réalisé l’an dernier par la table de concertation Autour des familles du Grand Plateau (AFGP), des réparations majeures seraient requises dans environ 6 000 logements locatifs du Plateau.

Le hic, c’est que les projets d’agrandissement ou de rénovation majeure servent parfois à évincer les locataires. Dans plusieurs cas rapportés sur le Plateau, des propriétaires cherchant à contourner les mécanismes de contrôle des loyers établis par la Régie du logement auraient demandé des permis sans avoir l’intention réelle de réaliser des travaux.

C’est que contrairement aux démolitions ou aux constructions, qui doivent être réalisées dans un délai prescrit une fois autorisées par l’arrondissement, les projets de transformation peuvent être abandonnés par les propriétaires, et ce, sans avoir à fournir de justification.

Combien de permis sans suite?

L’arrondissement n’est d’ailleurs pas en mesure d’indiquer combien des travaux de rénovation ou d’agrandissement autorisés l’an dernier ont bel et bien été réalisés.

« On n’a aucun contrôle là-dessus », reconnaît Michel Tanguay qui précise que les inspecteurs de l’arrondissement peuvent « délivrer un ordre de cesser les travaux s’ils ne sont pas conformes au permis délivré », mais qu’ils ne peuvent pas forcer le propriétaire à effecteur des travaux, même s’il a évincé des locataires en prétextant un projet de transformation.

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