Publicité

40 ans au service des femmes monoparentales

Vie de quartier
Parmi la vaste gamme de services d’accompagnement, d’intervention et de référence destinés aux mères monoparentales offerts par la Petite Maison de la Miséricorde depuis 1977, la Halte-Troc permet aux femmes d'échanger vêtements et jouets.
Parmi la vaste gamme de services d’accompagnement, d’intervention et de référence destinés aux mères monoparentales offerts par la Petite Maison de la Miséricorde depuis 1977, la Halte-Troc permet aux femmes d’échanger vêtements et jouets. (photo de courtoisie tirée de la page Facebook de l’organisme)

La Petite Maison de la Miséricorde, un organisme d’accompagnement et de soutien aux mères monoparentales, souligne cette année son quarantième anniversaire.

Créé à l’origine comme un centre d’hébergement pour femmes monoparentales, l’organisme a ouvert ses portes le 1er mars 1977 dans une petite maison voisine du Monastère des Pères du Très-Saint-Sacrement sur la rue Saint-Hubert, qui héberge aujourd’hui le Centre de services communautaires du Monastère.

Plus de 150 ans de lutte contre les préjugés

Fondé par des membres de la communauté des Sœurs de la Miséricorde, la mission de l’organisme est inspirée de l’œuvre de Rosalie Cadron-Jetté, une sage-femme qui, dès le milieu du 19e siècle, a pris fait et cause pour ce que l’on appelait à l’époque les « filles-mères », explique Lama Boughaba, responsable des communications à la Petite Maison de la Miséricorde.

À l’époque, le fait de devenir mère en dehors du mariage était « très mal vu », rappelle-t-elle en soulignant que la réalité de mère célibataire était associée à un fort stigma dans la culture traditionnelle catholique.

Des besoins et des réalités qui évoluent

« Ça a énormément évolué », constate Lama Boughaba qui s’étonne toutefois de devoir encore « combattre les préjugés » qui persistent concernant les mères monoparentales. Parmi toute une gamme de réalités liées à la monoparentalité féminine, la pauvreté et la discrimination demeurent des problématiques très répandues pour les femmes monoparentales.

Sur le Plateau, les quelque 3 500 familles monoparentales, dont 78 % étaient dirigées par une femme, pouvaient compter sur un revenu annuel moyen de 52 683 $ et sur un revenu médian de 43 980 $, selon des données du recensement de 2011. Ces montants sont environ 30 % inférieurs aux revenus de l’ensemble des familles de l’arrondissement.

La réalité des mères qui fréquentent La Petite Maison est bien différente. « Issues du grand Montréal, elles sont majoritairement sur le bien-être social ou aux études. Pour celles qui ont un revenu fixe, il est bien moindre que ce que disent les statistiques », note Lama Boughaba qui précise qu’un grand nombre des membres de l’organisme vivent sous le seuil de faibles revenus.

De l’hébergement à l’accompagnement

Délaissant peu à peu les services d’hébergement, assumés par un nombre croissant d’organismes à Montréal depuis les années 1990, la Petite Maison de la Miséricorde a progressivement mis en place des services d’accompagnement, d’intervention et de référence destinés aux mères monoparentales. Ces services incluent notamment du soutien légal et moral personnalisé, une « Halte-Amitié » ouverte tous les jours pour accueillir les mères et leurs enfants, des ateliers et des activités sociales pour les mères et les enfants, ainsi qu’une garderie privée subventionnée à but non lucratif.

« Après 40 ans, on est en quelque sorte devenu la référence en matière de monoparentalité féminine », explique Lama Boughaba qui souligne que l’organisme lancera les célébrations de son quarantième anniversaire le 16 mars lors d’une journée de réflexion sur les enjeux liés à la monoparentalité féminine.

Vos commentaires
loading...