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L’allée Alma : recoudre la trame urbaine

Environnement, Transport
La réalisation des plans et devis pour l'allée Alma devrait se faire cette année, en parallèle avec l'aménagement paysager de l'allé cyclo-pédestre Saint-Viateur qui relie la rue de Gaspé à Henri-Julien à hauteur du couvent des Carmélites.
La réalisation des plans et devis pour l’allée Alma devrait se faire cette année, en parallèle avec l’aménagement paysager de l’allé cyclo-pédestre Saint-Viateur qui relie la rue de Gaspé à Henri-Julien à hauteur du couvent des Carmélites. (photo : Simon Van Vliet)

Les propositions d’aménagement des allées Alma et du Carmel et de l’avenue Henri-Julien ont été dévoilées jeudi (8 février).

Fruit de consultations publiques menées l’automne dernier, ce projet d’aménagement urbain s’inscrit dans la foulée d’une vaste réflexion sur le réaménagement du secteur Saint-Viateur Est qui a débuté il y a plus de 10 ans.

« Oui, ça a pris du temps, mais il y a aussi eu une évolution », note Maxime Deschênes-Bouchard, conseiller en planification à l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Il note par exemple que le réaménagement de l’avenue Henri-Julien, entre la rue Maguire et les voies ferrées, intégré au plan directeur d’aménagement en 2012, ne figurait pas initialement dans le projet.

La réalisation des plans et devis pour l’allée Alma devrait se faire cette année, en parallèle avec l’aménagement paysager de l’allée cyclopédestre Saint-Viateur qui relie la rue de Gaspé à Henri-Julien à hauteur du couvent des Carmélites.

Recoudre la trame urbaine

Le secteur est caractérisé par « une trame urbaine décousue », observe Charlotte Darcel, stagiaire en architecture de paysage à l’agence Relief Design. Héritage de l’histoire industrielle et ferroviaire du Mile-End, la configuration de la trame urbaine fait que « pendant des années, on n’a pas pu transiter de façon normale », explique l’architecte paysagiste Éric St-Pierre, associé chez Relief Design, qui ajoute que l’objectif principal du projet est « d’ouvrir des réseaux qui n’existent pas encore » pour désenclaver le secteur.

Sur la base des comptages réalisés aux abords du site, le volume de circulation piétonne dans l’allée Alma pourrait atteindre 1500 personnes aux heures de pointe quotidiennes en semaine, estime Éric St-Pierre. En plus de créer un corridor de transit fonctionnel entre les différentes zones du secteur Saint-Viateur Est, le projet de réaménagement pourrait représenter un premier pas d’une démarche visant à relier les différents espaces verts du quartier qui comporte, selon l’architecte, « une des plus grandes densités vertes à Montréal ».

 

Négocier les contraintes

L’allée Alma est en quelque sorte un casse-tête architectural. Orientée dans le sens des vents dominants et débouchant sur l’espace ouvert du Champ des possibles, elle doit être aménagée de manière à atténuer l’effet de corridor éolien qui pourrait la rendre très hostile en hiver. Enclavée entre les mégastructures industrielles sur de Gaspé et des projets résidentiels en développement, l’allée risque de devenir une importante caisse de résonance sonore.

De toutes les contraintes, c’est probablement la durée d’ensoleillement maximale qui la plus problématique du point de vue de l’aménagement paysager. Même au plus fort de l’été, le soleil ne brille sur le site que pendant 4 heures 30, note Éric St-Pierre. « Qu’est-ce qui va pousser là? », lance l’architecte. La question est bien entendu rhétorique : les végétaux retenus pour l’aménagement seront principalement des plantes d’ombre.

À lire également : L’allée Alma et le Champ des possibles : une relation à construire.

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