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Un appel à l’aide après 20 ans d’action pour la santé des femmes

Santé
Lancée cette semaine dans le cadre du vingtième anniversaire du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes, la campagne de financement doit permettre à l'organisme de poursuivre sa mission de recherche, d'information, de sensibilisation, de formation et de mobilisation.
Lancée cette semaine dans le cadre du vingtième anniversaire du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes, la campagne de financement doit permettre à l’organisme de poursuivre sa mission de recherche, d’information, de sensibilisation, de formation et de mobilisation. (photo tirée du site Internet du RQASF)

Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF) profite de son vingtième anniversaire pour lancer une importante campagne de sociofinancement.

L’organisme fondé en 1997 et établi sur le boulevard Saint-Joseph, qui compte quelque 340 000 membres à travers le Québec, cherche à lever 40 000 $ d’ici un an pour maintenir ses activités de veille et d’information sur la santé des femmes.

Lancée cette semaine sous le thème « Aimez votre santé », la campagne de financement doit permettre au RQASF de poursuivre sa mission de recherche, d’information, de sensibilisation, de formation et de mobilisation sur les enjeux de santé des femmes.

La situation n’est pas rose

En plus de se pencher sur la médicalisation du corps et de l’esprit des femmes ainsi que sur l’image corporelle, l’organisme s’inquiète de la dégradation des conditions de travail et de vie des femmes.

Les femmes, qui représentent 80 % des professionnelles de la santé au Québec et prodiguent plus de 80 % des soins non rémunérés au Canada, « s’occupent de tout le monde sauf d’elles-mêmes », lance la directrice du RQASF, Lydya Assayag, qui rappelle qu’une vaste enquête de terrain menée en 2011 faisait d’ailleurs état de graves impacts de l’augmentation des problèmes sociaux et des problèmes de santé mentale sur les organismes et les travailleuses communautaires qui œuvrent auprès des femmes.

« En général, ça ne s’est pas amélioré », soupire la directrice. D’autant plus que les politiques d’austérité imposées par le gouvernement provincial depuis 2013 ont particulièrement affecté les femmes, comme le confirment de multiples études. « Comme elles sont en bas de la pyramide, elles sont les plus touchées », analyse-t-elle.

Ici comme ailleurs : les femmes dans la mire des conservateurs

Durement affecté par l’abolition du Programme de contribution pour la santé des femmes de Santé Canada, décrété en 2012 par le gouvernement conservateur de Steven Harper, le RQASF a vu ses revenus amputés de 70 % et a été forcé de réduire son équipe de 8 employées à temps plein à 2 employées à temps partiel, déplore la directrice de l’organisme, Lydya Assayag qui avait d’ailleurs participé, en 2014, à une campagne de la coalition pancanadienne Voices/Voix.

Si le gouvernement libéral de Justin Trudeau se montre plus soucieux des enjeux liés à l’égalité homme-femme, il n’a cependant pas rétabli le Programme de contribution pour la santé des femmes de Santé Canada, pas plus qu’il n’a osé critiquer ouvertement les politiques antiavortement mises de l’avant par le nouveau président américain, Donald Trump, qui ne sont pourtant pas sans rappeler celles des années Harper en matière de santé maternelle.

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